Ibères forts!

Publié le 10 juin 2008.

EURO2008 – Premier match et première raclée de l'Espagne, impressionnant vainqueur de la Russie...

Espagne/Russie: 4-1, à revivre et à commenter en live comme-à-la-maison en cliquant ici

Jour de tonnerre
Il a fait lourd et chaud toute la journée dans la cuvette d’Innsbruck. Mais au coup d’envoi, c’est un déluge d’éclairs, de pluie, et surtout de talent qui s’est abattu sur les crânes russes. L’Espagne d’Aragones s’est échauffé lors des 20 premières minutes, autour de Torres (9e), et Villa (15e). Le buteur de Liverpool, très altruiste sur ce coup-là, s’est mué en passeur pour servir son compère David Villa (21e, 1-0). La suite? Un récital de circulation de balle autour de Xavi, ponctué par des «Olé!» de la tribune ibérique. Et une leçon d’efficacité grâce à Villa (45e, 2-0 ; 74e, 3-0), qui a volé la vedette à Fernando Torres (remplacé à la 54e minute par Fabregas).

Les démons ne sont pas loin
La Seleccion aurait pu s’arrêter là, et fermer la boutique. Mais cette équipe est sûrement la seule grande formation à savoir se faire peur à ce point-là. Elle a continué à emmener des contres éclairs à cinq ou six joueurs. Elle a régalé le public de gestes techniques délicieux. Mais à un quart d’heure de la fin, Pavlyushenko a inscrit son petit but (74e, 3-1). Début d’incendie dans l’arrière-garde espagnole. Si Semak, le capitaine russe, avait appuyé un peu plus sa frappe (85e), l’Euro aurait peut-être vécu son premier match à rebondissement. Pour les Espagnols, si enclins à se croire champions dès la première victoire, c’est le genre d’avertissement qui doit servir. «Il y a toujours des gens pour dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas», soupire Luis Aragones.

La Berezina russe
On se méfie toujours beaucoup des équipes de Guus Hiddink. Avec la Russie, il n’y a vraiment pas de quoi, d’après ce qu’on a vu au Tivoli Stadion. Handicapés par les absences de Pogrebnyak (forfait) et Archavine (suspendu), les coéquipiers de l’ancien marseillais Sytchev ont promené toute la partie un manque d’imagination criard. Pavlyuchenko a touché le poteau de Casillas (23e), a réduit le score, mais ne peut pas tout faire tout seul. «Un désastre? Pour le score, peut-être. Mais si vous regardez la manière, pas tant que ça. On est puni pour des comportements très naïfs. Il nous reste encore deux matchs pour nous rattraper», se persuade le Néerlandais. Pas sûr qu’il y croit lui-même.

A Innsbruck, Antoine Maes
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