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Les Suédois ont trouvé la clé

Les Suédois ont trouvé la clé

EURO2008Sans s'impatienter, les Suédois ont réussi l'exploit de planter deux buts à des Grecs toujours aussi défensif...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

Depuis l’Euro 2004 et le hold-up des Grecs, rares sont les équipes qui ont réussi à percer le coffre-fort mis en place par le stratège Otto Rehhagel. Les Suédois sont des têtus et ils possèdent un joueur de classe internationale en la personne de Zlatan Ibrahimovic. Dans le monde des truands, on dit qu’il faut toujours une touche de génie et un peu de folie pour percer les coffres-forts. Zlatan ne manque d’aucun des deux. A lui seul, il a mis à terre les Grecs battus 2 à 0.

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Mais que ce fut crispant jusqu’à cette 68e minute libéralisatrice. Une chose est sûre, quatre ans après leur victoire en finale sur les Portugais, les tenants du titre grecs n’ont vraiment pas changé de style de jeu. Bloc défensif bien en place, pressing constant et tacles agressifs, tirs de loin et corners dangereux… Même Otto Rehhagel avait l’air de ne pas avoir changé de polo depuis 2004.

Le coup de fusil de Zlatan


C’est ce qu’ont constaté les Suédois mardi soir avant de planter leurs deux buts. Tout au long d’une première mi-temps crispante, les coéquipiers de Fredrik Ljungberg ont eu le grand mérite de ne pas se décourager face au bloc grec. Grâce à de beaux mouvements, ils parviennent parfois en première mi-temps à s’approcher du but du vétéran Nikopolidis, 36 ans. Du côté hellène, quelques contres, des tirs lointains comme celui de Charisteas cadré à la 38e minute, ou celui de Basinas à la 44e, bien stoppés par un Isaksson impeccable. Et puis quelques actes d’anti jeu, comme ce coup de pied de Seitaridis, bien caché de l’arbitre, dans le dos d’un Suédois.


Ennuyeux grecs


Heureusement pour les Suédois, la deuxième mi-temps est bien différente, grâce à la vision de Zlatan Ibrahimovic. A la 68e, l’intériste s’appuie sur Larsson avant d’enfin trouver la faille dans la muraille grecque d’un coup de fusil du droit. Peut-être le plus beau but depuis le début de l’Euro. Quatre minutes plus tard, Hansson double la mise après un immense cafouillage dans la surface grecque. Les Suédois méritent leur victoire. Mais les Portugais savent bien que, contre les tenants du titre, le mérite ne sert à rien, il faut être efficace. Ce fut le cas de ces obstinés Suédois. Les Grecs, de leur côté, sont mal partis pour rééditer leur exploit de 2004. Un constat partagé par l'attaquant Ioannis Amanitidis à la fin du match: «On ne peut pas se borner à se repasser le ballon 50 fois en milieu de terrain, de temps en temps, il faut quand même aller de l'avant. Avec un tel jeu, on ne peut survivre face aux meilleures équipes d'Europe.» Et puis ce serait tellement dommage que les supporters grecs s’embêtent autant que ce soir.


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