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Les Bleus très tranquille. Trop?
EURO2008 – Dans quel état d'esprit sont les joueurs français avant d’affronter la Roumanie...Pierre Koetschet (à Zürich)
Roumanie-France, à suivre en live comme-à-la-maison lundi à partir de 18h.
Non, décidément, rien n’est venu perturber la préparation de l’équipe de France, qui attaque lundi soir son Euro face à la Roumanie. Ni la blessure du capitaine Patrick Vieira, qui devrait donner une réponse définitive lundi midi, ni les absences répétées à l’entraînement du meilleur buteur de l’histoire des Bleus, Thierry Henry.
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Qu’on se le dise, l’équipe de France va bien. «On discute beaucoup, on a encore des trucs à se dire», en sourit même Sidney Govou. Si le soleil n’est pas encore là, l’ambiance est donc au beau fixe. «Par rapport à 2006, les joueurs vivent bien, se connaissent mieux, ils sont plus démonstratifs qu'en 2006, il y a un peu un moins de doute», explique Raymond Domenech.
«Au Mondial, on y allait en victime, là on se dit qu'on joue notre chance»
Trop beau pour être vrai? Peut-être, car l’équipe de France a souvent réussi quand elle devait braver l’ensemble des éléments, comme en 1998, ou en 2006. «Au Mondial, on y allait en victime, là on se dit qu'on joue notre chance», remarque le sélectionneur.
Prudents, dimanche soir, le sélectionneur et le capitaine d’un soir Lilian Thuram, ont donc cherché à ne pas tomber dans le piège de la suffisance. «En partant pour une compétition aussi difficile, il y a ce doute. Il y a notre crainte de perdre, et c’est toujours une bonne chose.»
«C'est la Roumanie qui nous lance dans l'Euro ou ailleurs... dans le lac»
Et s’il fallait une piqure de rappel, Raymond Domenech l’a donnée dans la foulée: «les trois adversaires suffisent largement à amener cette part de doute. On peut être conscient de nos forces, mais on peut être sensibles aussi aux qualités de l’adversaire.»
A commencer par celles de l’équipe de Roumanie, censée être la plus faible du groupe de la mort mais qui a quand même un beau profil d’épouvantail. Cela, les Bleus en ont bien sûr conscience. «C'est la Roumanie qui nous lance dans l'Euro ou ailleurs... dans le lac», esquivait Raymond Domenech vendredi. Réponse lundi soir.


















