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La Fondation Laureus a organisé un sommet mondial pour l’action sociale par le sport à l’Insep
SOCIAL•La Fondation Laureus, qui soutient des projets se servant du sport comme levier pour mettre en place des actions sociales, a tenu une grane réunion pendant trois jours à Paris...N.C.
Pendant trois jours, à l’Insep, les espoirs du sport français ont vu passer d’authentiques légendes, dont la carrière a de quoi inspirer. De grands noms comme Sean Fitzpatrick (rugby), Nawal El Moutawakel (athlétisme), Fabian Cancellara (cyclisme), Bryan Habana (rugby) ou Jamie Redknapp (football) ont en effet arpenté les allées de l’Institut national du sport, à Paris.
Ils étaient là pour le sommet global organisé par la Fondation caritative Laureus, un mouvement mondial dont le but est de se servir du sport comme levier pour mettre en place des actions sociales pour les enfants.
Avec le soutien de mastodontes comme Allianz, cette Fondation soutient à l’année un grand nombre de programmes mis en place partout dans le monde. De mardi à vendredi, elle a souhaité rassembler des représentants de chacun d’entre eux. Plus de 150 responsables de projets sont donc venus à Paris de mardi à jeudi, pour trois jours de formations et d’échanges sur les thèmes, entre autres, de l’égalité des sexes et de l’inclusion sociale.
« Ce sommet est très important pour rassembler les informations et partager les expériences de tout le monde, nous explique l’ancien gardien d’Arsenal Jens Lehmann, l’un des ambassadeurs de la Fondation. Nous soutenons des projets dans différents pays, avec différentes problématiques, différentes approches, et des attentes différentes de la part des enfants. On se réunit ici pour rendre l’organisation plus efficace en partageant les informations qui remontent du terrain. »
Lehmann est, lui, personnellement impliqué dans le projet « Kicking Girls », qui aide les jeunes filles socialement défavorisées à s’intégrer en leur offrant la possibilité de faire partie d’une équipe de foot à l’école. « Le système de clubs traditionnels ne fonctionne pas pour elles, elles n’y vont pas d’elles-mêmes parce que leurs parents ne veulent pas ou ne peuvent pas les y inscrire. L’avantage des classes à l’école, c’est que c’est un endroit sûr », précise Sebastian, le responsable. La grande majorité des quelque 1.500 filles qui ont bénéficié de ce programme depuis sa création en 2006 sont des enfants d’immigrés. Un sujet très actuel en Allemagne.
Voilà donc un exemple parmi tant d’autres de programme soutenu par Laureus. L’intégration, la réduction des inégalités, en sont le fil rouge. Le but est de faire comprendre que le sport a un rôle majeur à jouer. Partout. « Moi, quand j’ai commencé, je venais d’une famille normale. J’ai rencontré des gens qui n’avaient rien chez eux, d’autres qui avaient tout. Sans le sport, je n’aurais jamais appris à connaître et comprendre tant de gens différents », illustre Jens Lehmann.
On laissera le mot de la fin sur ces trois jours parisiens au président de la Fondation, Sean Fitzpatrick : « Tous les projets dont nous sommes partenaires sont profondément ancrés dans leur tissu local. D’où qu’ils viennent, cela a été agréable d’entendre comment ils utilisent le sport comme un moyen d’influencer des vies. Notre mouvement est entre des mains inspirées et innovantes. »


















