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Drôle d'ambiance autour de la «Seleccion»

Drôle d'ambiance autour de la «Seleccion»

EURO2008Dernière formation arrivée en Autriche, l'Espagne ne se voit pas en favori...
A Neustift, Antoine Maes

A Neustift, Antoine Maes

Espagne - Russie, mardi 10 juin, groupe D


Ils sont nombreux à les suivre, peu à y croire. L’Espagne, qui ne fait pas partie des favoris de cet Euro, est suivie par une caravane d’une grosse centaine de journalistes qui a du mal à voir ses protégés franchir la phase de poule. Mais cette année, la Selección, éternelle maudite des grandes compétitions, s’en moque un peu. «Vous nous parlez de pessimisme, mais nous, on se sent très bien», ironise Güiza, l’attaquant de Majorque.


Dilettants et concentrés

A voir les Espagnols applaudir Andres Palop, le 3e gardien, parce qu’il rejoint le terrain d’entraînement de Neustift avec cinq bonnes minutes de retard, on comprend très vite que l’ambiance est au beau fixe. Le tatillon Luis Aragones n’a même fait aucune remarque sur l’espionnage, ce qui ces temps-ci mérite d’être signalé. Il a aussi fait de son équipe la dernière des 16 formations engagées à avoir rejoint la Suisse ou l’Autriche.


Intensité


Tout de même, ça bosse dur dans le Tyrol: deux séances ce vendredi, et beaucoup d’intensité sur la pelouse. Les mollets de Xavi Alonso, léchés par les crampons de Fabregas, sont là pour le prouver. Au programme d’Aragones: jeu dans les petits espaces. Un bon moyen de se préparer à affronter la toile d’araignée russe.


Qui a peur des grands méchants russes?

D’habitude, les Espagnols ne sont pas les derniers à se voir gagnants à tous les coups. Cette fois, pas du tout. Même la Russie de Guus Hiddink, son adversaire mardi, inquiète. «Il y a beaucoup de joueurs dans cette équipe qui ont gagné la Coupe de l’UEFA avec le Zenit Saint-Petersbourg. Ils sont très rapides en contre, mais aussi très véloce», explique Fernando Navarro, le défenseur majorquin.


Mais il ne faudrait peut-être pas oublier que cinq Espagnols jouent en Premier League anglaise. «On peut apporter une dimension physique à notre jeu», souligne Arbeloa, arrière gauche de Liverpool.


Villa or not Villa ?

Il n’y a qu’un seul sujet qui fâche sérieusement les Espagnols: la cuisse de David Villa. L’attaquant de Valence, 14 buts en 31 matchs internationaux, n’est pas certain de pouvoir tenir sa place mardi. Sans lui, ce sera cinq milieux (Iniesta, Senna, Cesc, Xavi, Sergio Garcia), et une seule pointe (Torres).


«El Nino», qui a vendangé une paire de caviars à l’entraînement, ne semble pas dans une forme resplendissante. Et le dernier attaquant de la liste, Güiza, ne compte que quatre sélections.


A ce rythme, Luis Aragones va peut-être finir par regretter de ne pas avoir emmené l’immense Raul dans ses valises.