Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
La Roumanie marche à l'ombre

La Roumanie marche à l'ombre

EURO 2008Le minus du Groupe C ne viendra pas en victime expiatoire...
Antoine Maes

Antoine Maes

Nichée dans son anonymat, la Roumanie est dans sa position préférée: celle de l'outsider. Les regards sont braqués sur la France, l'Italie, et les Pays-Bas? Victor Piturca, le sélectionneur, en fait son affaire. Son équipe n'a perdu qu'un seul match en 2008: contre Israël (1-0). Mais elle a signé un succès de prestige sur la Russie de Guus Hiddink (3-0).


Et elle a surtout malmené les «Oranje» lors de la campagne de qualifications. Victoire en Roumanie (1-0), et nul en Hollande (0-0). «Je les ai vu lors de leurs dernières rencontres. Ils ont des difficultés contre les petites équipes, mais c 'est tout l'inverse contre les grosses» soutient Viorel Moldovan, l'ancien-attaquant nantais. Ils voulaient du lourd, les Roumains sont servis...

Vitesse et adaptabilité

Contre le Monténégro, en match de préparation (4-0), Victor Piturca a annoncé que la formation composée était «proche de celle alignée contre la France» lors du match d'ouverture de ce groupe C.

Le boss roumain n'est pourtant pas du genre a livrer sa recette sur un plateau. C'est même tout l'inverse auquel les Bleus doivent s'attendre. En s'appuyant sur sa défense et en profitant de la vitesse de ses attaquants, la Roumanie va aux Bleus un match piège aux petits oignons. Une preuve du style roumain? C'est ici.



Roumanie - russie.1-0.marica
lebordeauxlais

L'inusable Lobont dans les buts, l'Auxerrois Tamas en défense centrale, l'Intériste Chivu décalé au milieu et le fantasque florentin Adrian Mutu en attaque sont censés constituer la colonne vertébrale du 4-3-3 roumain. Pourtant, Moldovan promet que ce schéma va «évoluer selon les adversaires.»

Locaux, expat' et deux stars


Autour des joueurs du Steaua Bucarest ou du Dinamo (mais un seul du CR Cluj, le champion roumain en titre), quelques expatriés viennent densifier la sélection. Deux poids lourds sont clairement au-dessus du lot: Cristian Chivu et Adrian Mutu. Le premier vient d'être sacré champion d'Italie avec l'Inter Milan. Défenseur central de métier, il est exporté au milieu par Piturca, qui manque sérieusement de muscles dans ce secteur. Discret mais capitaine, soit l'inverse d'Adrian Mutu. L'attaquant de la Fiorentina réalise sa meilleure saison: 17 buts en 29 matches de Série A avec la «Viola». Suspendu 7 mois pour consommation de cocaïne en 2005, il vit une vraie renaissance à Florence depuis deux saisons sous la très libertaire houlette de Cesare Prandelli. Piturca est un peu plus regardant sur les consignes tactiques, mais le statut social de Mutu en sélection lui offre tout de même une sacrée marge de manoeuvre.