France-Pays-Bas: Les Bleus s’arrachent pour honorer leur titre de champions du monde

FOOTBALL La France s’est imposée 2-1 face aux Pays-Bas pour son premier match à la maison depuis le titre ramené de Russie…

Julien Laloye

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La France a battu les Pays-Bas au Stade France, le 9 septembre 2018.
La France a battu les Pays-Bas au Stade France, le 9 septembre 2018. — FRANCK FIFE / AFP

Le rendez-vous manqué des Champs-Elysées avait un tout petit peu gâché la fête, mais c’est de l’histoire ancienne. Tout le monde avait très envie de se retrouver dimanche, et le Stade de France a acclamé ses joueurs avec un enthousiasme qui avait fait le trajet depuis Moscou. Les Bleus le lui ont bien rendu, en s’offrant leur première victoire de champions du monde après un match convaincant contre les Pays-Bas (2-1)

La fête du beau jeu (pendant une mi-temps)

On ne va pas vous rappeler la liste des persifleurs, mais il n’a échappé à personne que le plan de jeu de DD en Russie n’a pas ébaudit la planète. La première mi-temps contre les Pays-Bas aura au moins prouvé qu’avec le même onze de départ, les Bleus pouvaient posséder, maîtriser, dominer, et réussir tout ça en même temps. 70 % de possession de balle à la 20e, cinq ou six occasions nettes, ça avait de la gueule. La suite a été moins déliée, et il a fallu revenir aux bonnes vieilles recettes de grand-mamie pour gagner. Centre de Mendy, déviation de Giroud, et un débat de réglé pour ce moi-ci. L’attaquant de Chelsea n’avait plus marqué en équipe de France depuis 10 matchs.

La fête du Ballon d’Or (enfin presque)

Le landerneau du foot français bruisse des prémices d’une rivalité entre Antoine Griezmann et Kylian Mbappé dans la course au prochain Ballon d’Or. Une réponse dimanche: les deux joueurs, qui ont surtout joué l’un à côté de l’autre jusqu’ici plutôt qu’ensemble, ont affiché une entente rassurante. Griezmman, précieux dans son jeu entre les lignes, aurait même pu délivrer ses deux premières passes décisives pour la comète parisienne, dont les ondulations pelviennes balles au pied donnent des envies de se remettre à écouter du Franky Vincent. Déjà le neuvième but pour Mbappé en Bleu, lui qui avait fêté sa première réalisation il y a à peine un an… face aux Pays-Bas.

La fête du sport français (celui qu’on connaît)

Il est entendu qu’un titre de champion du monde ne protège de rien, et que certains auront du mal à revenir, bientôt. Mais même si les Français ne gagnent pas la Ligue des Nations l’été prochain, ce qui reste à voir, il est peut-être juste le temps de les aimer et de rendre hommage à tous les formateurs anonymes des petits clubs amateurs qui ont un jour entraîné Mbappé, Griezmann ou Pogba, à l’heure où l’Etat s’apprête à décapiter le sport français de haut niveau en supprimant 1600 postes dans les fédérations. Le foot n’est pas vraiment concerné ? Peut-être, mais si on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant, il faut savoir en profiter tant qu’il est là.