Ligue 2: Transformé du sol au plafond, le RC Lens veut revenir dans la cour des grands

FOOTBALL En Ligue 2 depuis quatre ans, le club espère retrouver enfin l'élite cette saison...

Francois Launay

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Le RC Lens rêve de retrouver l'élite
Le RC Lens rêve de retrouver l'élite — RC Lens
  • Lens débute une quatrième saison d’affilée en Ligue 2 vendredi à Orléans.
  • Après un exercice 2017/2018 raté dans les grandes largeurs, le club espère rebondir.
  • Nouvel entraîneur, nouvel organigramme, nouveaux joueurs, le Racing s’est offert une mue spectaculaire à l’intersaison.

Les Sang et Or espèrent en avoir fini avec des années de galère. En Ligue 2 depuis quatre ans, proche d’une relégation en National la saison passée finalement terminée à une pénible quatorzième place, le Racing veut redevenir un club qui compte. Pour s’en donner les moyens, beaucoup de choses ont changé cet été dans l’Artois. Un remue-ménage avec un seul but : retrouver l’élite le plus vite possible. Premier élément de réponse dès ce vendredi 27 juillet à Orléans pour la reprise du championnat.

Montanier, le nouvel homme fort

Exit Eric Sikora l’enfant du club en poste l’an passé mais, jugé trop tendre pour jouer la montée : place à Philippe Montanier. Celui qui n’avait plus coaché de club depuis son limogeage de Rennes en janvier 2016, fait donc son grand retour. Fin connaisseur de la région après des passages remarqués à Boulogne (2004-2009) puis Valenciennes (2009-2011), l’ancien gardien espère faire profiter les Sang et Or de sa grande expérience. Il sera épaulé dans sa tâche par Mickaël Debève, ex-entraîneur du TFC, devenu son adjoint. Eric Roy, nommé directeur sportif en octobre dernier, chapeautera tout l’aspect sportif

Philippe Montanier, le nouvel entraîneur du RC Lens
Philippe Montanier, le nouvel entraîneur du RC Lens - F.Launay/20 Minutes

La fin de l’ère Martel

Après trente ans à la tête du club, Gervais Martel ne fait plus du tout partie de l’organigramme du Racing. Le dirigeant emblématique, qui était encore président du conseil d’administration, s’est retiré en juin. Une grosse page d’histoire se tourne dans un club à l’organigramme totalement renouvelé.

Gervais Martel, le 28 février 2016, au centre de la Gaillette, à Avion.
Gervais Martel, le 28 février 2016, au centre de la Gaillette, à Avion. - G. Durand / 20 Minutes

Après avoir été actionnaire du club ces deux dernières saisons, l’Atletico Madrid a revendu ses parts à Joseph Oughourlian, déjà présent dans l’actionnariat du Racing. L’homme d’affaires, nouveau président du club, est désormais le seul maître à bord. Pour le seconder au quotidien, il s’appuie beaucoup sur Arnaud Pouille, directeur général du club. Outre l’ambition de retrouver la Ligue 1, la nouvelle direction envisage aussi de faire des économies. Une réorganisation au niveau administratif est en cours.

Un effectif totalement chamboulé

Seize départs pour huit arrivées. Encore une fois, l’été a été mouvementé au Racing. Déçu de la saison dernière et désireux de dégraisser son effectif, le club a laissé partir de nombreux joueurs (Douchez, Lopez, Lendric, Koukou, Chantôme, Duplus, Dja Djé Djé, Hafez, Zoubir, Bianda, Sylla, Gérard, Cvetinovic, Fofana, Gersbach et Beghin).

Walid Mesloub, capitaine de ce RC Lens 2018/2019
Walid Mesloub, capitaine de ce RC Lens 2018/2019 - RC Lens

Pour se renforcer, contrairement aux années précédentes, Lens est allé recruter des éléments habitués à la Ligue 2 (Leca (Ajaccio), Tahrat (Angers), Centonze (Clermont), Gomis (Orléans), Ba (Sochaux)). A cela il faut aussi ajouter trois joueurs venus de l’étranger : Mendy (Diambars, Senégal), Radovanovic (Vojvodina, Serbie) et Haidara (Newcastle, Angleterre). « C’est difficile de trouver des automatismes. Mais on a un staff qui met tout en œuvre pour régler certains problèmes. Ce qui fait qu’on commence à avoir nos repères », explique l’attaquant Kevin Fortuné.

Et le grand chamboule tout n’est pas terminé car le club compte encore recruter trois joueurs par ligne, notamment sur le plan offensif. « Il y a encore des choses dans les tuyaux », reconnaît Philippe Montanier qui n’a pas démenti l’éventuelle arrivée de Thierry Ambrose, attaquant français de 21 ans, qui appartient à Manchester City.

Objectif : le retour en Ligue 1

Fort du plus gros budget de la Ligue 2 (35 millions), d’un soutien populaire encore important (déjà 12.000 abonnés) et d’infrastructures de haut niveau (le stade Bollaert et le centre d’entraînement de la Gaillette), le RC Lens n’a pas d’autre choix que de retrouver l’élite. Par prudence ou hypocrisie, personne ne le clame encore haut et fort au club. «C’est un championnat difficile et homogène. Il faut s’attendre à une saison âpre », ne se mouille pas Philippe Montanier, l’entraîneur lensois. Reste qu’il n’y a pas d’illusion à se faire : les Sang et Or viseront bien cette saison la montée en Ligue 1.

Moyen en matchs de préparation (1 victoire, 3 nuls, 1 défaite), Lens fera son entrée dans le grand bain dès ce vendredi (20h) à Orléans. « Quand on démarre une saison, on ne sait pas ce qui va se passer. On espère le mieux et on s’y prépare. Mais on sait très bien qu’il y aura des hauts et des bas, des moments de crise et des moments où ça va bien marcher. Mais c’est aussi ce qui fait le charme du foot. On ne sait pas ce qui va se passer à l’avance », conclut le coach lensois. Même si le Racing espère quand même qu’il n’y aura rien qui ira mal comme aimait le dire un certain Gervais Martel…

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