Levallois: L'entraîneur de tennis Andrew Geddes renvoyé aux assises pour viols sur mineures

JUSTICE Mis en examen en 2014, il est accusé d'avoir violé des joueuses âgées de 12 à 17 ans...

20 Minutes avec AFP

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Le Levallois Sporting Club (illustration).
Le Levallois Sporting Club (illustration). — ERIC PIERMONT / AFP

A l’époque de sa mise en examen, les policiers parlaient d’un « pervers manipulateur » et d’un « prédateur sexuel ». Le parquet de Nanterre a requis le renvoi aux assises de l’ancien entraîneur de tennis du club de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Andrew Geddes, pour des viols sur quatre de ses anciennes élèves, mineures au moment des faits, a-t-on appris mardi de sources concordantes. Andrew Geddes est accusé d’avoir violé quatre de ses élèves entre 1999 et 2005 en ayant recours au chantage et à des violences physiques et psychologiques.

Mis en examen en 2014 et remis en liberté surveillée en 2015, cet homme âgé de 52 ans et originaire du New Jersey aux États-Unis, est poursuivi pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs". La plus jeune l’accuse de l’avoir violée entre 1999 et 2001, alors qu’elle n’avait que de 12 ans au début des faits. Trois autres jeunes filles, âgées de 15 à 17 ans à l’époque, disent également avoir été agressées sexuellement et violées à plusieurs reprises entre 2001 et 2005.

Un viol reconnu

Selon les victimes présumées, les agressions se sont déroulées notamment à Paris, en banlieue parisienne et à La Baule (Loire-Atlantique), au domicile de l’entraîneur, dans sa voiture ou dans les locaux du club de tennis de Sarcelles (Val-d’Oise) où il a travaillé entre 1998 et 2007 et lors de déplacements pour des matchs et des tournois.

Une première plainte avait été déposée en février 2014 par l’une des jeunes filles, entraînant l’ouverture d’une enquête lors de laquelle trois autres anciennes élèves se sont manifestées.

Interpellé en mai 2014, Andrew Geddes occupait à l’époque les fonctions de directeur sportif du prestigieux Levallois Sporting Club (LSC), une institution qui compte notamment dans ses rangs le judoka Teddy Riner ainsi que de nombreux autres médaillés olympiques en escrime et en judo. Au cours de l’instruction, Andrew Geddes n’a pas nié les relations sexuelles avec les jeunes filles mais a assuré qu’elles étaient consenties même si elles n’étaient "pas normales". Dans un cas toutefois, il a reconnu un viol.

Henri Leconte « effondré »

Il a également reconnu avoir exercé des violences physiques et psychologiques sur les adolescentes. La mise en examen puis l’incarcération d’Andrew Geddes avaient provoqué de vives réactions à l’époque, deux mois seulement après la condamnation à 10 ans de prison de l’ancien entraîneur de tennis Régis de Camaret pour viols sur deux de ses anciennes élèves.

Henri Leconte, président de la section de tennis du LSC, avait aussitôt mis à pied Andrew Geddes, se disant "choqué et effondré en tant que père et président de club". La Fédération française de tennis (FFT) s’est portée partie civile dans cette affaire.

 

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