Un Grand Prix de France de Formule 1, dont l'organisation est envisagée en septembre 2013, pourrait attirer plus de 70.000 spectateurs sur le circuit Paul Ricard HTTT au Castellet, près de Toulon (Var), selon son directeur, Stéphane Clair, interrogé lundi par l'AFP
Un Grand Prix de France de Formule 1, dont l'organisation est envisagée en septembre 2013, pourrait attirer plus de 70.000 spectateurs sur le circuit Paul Ricard HTTT au Castellet, près de Toulon (Var), selon son directeur, Stéphane Clair, interrogé lundi par l'AFP — Patrick Valasseris afp.com

ECONOMIE

Grand Prix de France du Castellet: L’économie sur la grille de départ

Le GP du Castellet promet une retombée de 68 millions d’euros au tout début de la saison estivale... 

Au cœur de la Provence. C’est là que se retrouveront les pilotes de Formule 1, à partir de ce jeudi, au Grand Prix du Castellet. Et pour que l’immersion soit totale, les organisateurs ont commandé un village provençal géant en carton à l’ opéra de Nice. Une demande synonyme de travail pour les carnavaliers et les peintres, dans les hangars de la Diacosmie de Nice. Et le Grand Prix n’est pas uniquement porteur de 500 emplois, selon Renaud Muselier, président LR de la région. C’est toute l’économie qui devrait être boostée.

« C’est le meilleur marketing territorial qui peut nous arriver. L’image de la région sera vue dans le monde entier, ça n’a pas de prix », se réjouit Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Côte d’Azur, qui estime les retombées économiques de l’événement à 68 millions d’euros, dans le secteur du tourisme principalement. « On a bon espoir que les gens arrivent par Marseille pour repartir par Nice, et inversement, explique Denis Cippolini, président régional de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. Le secteur toulonnais est déjà quasi complet. »

« Créations d’entreprises »

Le Grand Prix de France accueille une clientèle aisée avec un niveau de dépense élevé. Sans compter les transports ni les hébergements, le panier moyen s’élève à 260 € par jour.

Le monde de l’industrie se retrouve également boosté. « Il y aura aussi des créations d’entreprises sur place, autour du circuit, pointe Jean-Pierre Savarino. Les essais nécessitent le développement de technologies. » Le circuit Paul-Ricard devrait accueillir le Grand Prix de France (et ses retombées économiques) pour au moins cinq ans.