F1: Le Grand Prix de France au Castellet, c'est bien parti!

FORMULE 1 La Région a annoncé que le projet était financé. Première course prévue à l'été 2018...

Clément Carpentier
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La Red Bull de Ricciardo sera de retour au Castellet en 2018.
La Red Bull de Ricciardo sera de retour au Castellet en 2018. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Christian Estrosi se fait plaisir ce lundi matin. Il s’offre quelques tours de pistes sur le circuit Paul Ricard du Castellet. Là, où s’élanceront les Hamilton, Alonso ou Vettel dans un an et demi. Le président de la Région PACA a confirmé que la Formule 1 serait bien de retour en France à l’été 2018 après dix ans d’absence dans l’Hexagone.

Christian Estrosi s'est offert quelques tours de piste.
Christian Estrosi s'est offert quelques tours de piste. - Région PACA

Création d’un Groupement d’Intérêt Public

Cette structure porte le projet de ce Grand Prix de France. Elle est constituée de partenaires publics et privées qui vont promouvoir l’événement au niveau national et international. Elle va aussi gérer la billetterie et enfin, mettre à disposition les infrastructures. « C’est pour moi une immense fierté. Une émotion et un honneur sans équivalent », a déclaré Christian Estrosi, son nouveau président.


Le GIP a déjà obtenu l’autorisation d’utiliser notamment l’aérodrome comme héliport et parking lors de chaque Grand Prix dès 2018. Deux millions d’euros vont être investis d’ici la première édition pour améliorer et sécuriser le circuit Paul Ricard.

Un Grand Prix financé

L’autre point d’interrogation depuis l’annonce du retour de la Formule 1 en France au Castellet, c’était le financement du projet. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a obtenu « la garantie bancaire indispensable. » En tout, 14 millions d’euros d’argent public seront déboursés pour accueillir cet événement. Une somme, en grande partie, financée par la billetterie.


« C’est une excellente nouvelle pour nos territoires. J’attends de fortes retombées économiques notamment sur le tourisme », s’est félicité Renaud Muselier, vice-président de la Région et député européen. Selon un cabinet d’audit indépendant, elles seraient de 65 millions d’euros par an. Ce qui fait dire à Christian Estrosi que « l’effet de levier des subventions publiques serait donc d’un pour cinq ».


Un projet sur le long terme

L’autre force de ce projet, c’est sa longévité. La région a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un « one-shot ». Le contrat de promotion prévoit cinq éditions de 2018 à 2022. Après plusieurs tentatives infructueuses des autorités françaises pour faire revenir la Formule 1 en France, cette fois-ci semble être la bonne. En tout cas, la durée de ce contrat est un certain gage.

Le prochain Grand Prix de France se tiendra donc à l’été 2018. Dix ans après le dernier sur le circuit de Nevers Magny-Cours, le 22 juin 2008. Et 28 ans après la dernière course de Formule 1 sur le circuit Paul Ricard du Castellet.