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«Je savais qu’il allait tirer de ce côté», Messi rate son entame

Coupe du monde 2018: «Je savais qu’il allait tirer de ce côté», Messi rate son penalty et met l’Argentine dans la panade

FOOTBALLL’Argentin est apparu très en jambes, mais il a été particulièrement maladroit contre l’Islande (1-1)….
Julien Laloye

Julien Laloye

L'essentiel

  • L'Argentine a été tenue en échec par des Islandais solides défensivement.
  • Lionel Messi et les siens auront fort à faire contre la Croatie et le Nigeria pour espérer se hisser hors des poules.

De notre envoyé spécial à Moscou,

Image cruelle pour l'Argentine. Ou plutôt deux, si l’on réfléchit bien. Diego Maradona ovationné comme un Dieu vivant avant le coup d’envoi au Spartak Stadium pour des supporters qui le révèrent comme si le temps s’était figé il y a 30 ans. Et puis Diego Maradona en train de s’essuyer une larme au coin des yeux après le penalty raté par Lionel Messi, qui n’en finit pas d’honorer sa succession. Le quintuple Ballon d’Or n’a que 31 ans mais tout le monde a compris qu’il ne pousserait pas jusqu’au Qatar. Il a déjà pris la tangente brièvement l’an passé après une défaite en finale de Copa America, imaginez si l’Albiceleste ne passait pas les poules en Russie.

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On n’en est pas là ? Le petit Leo a encore dû faire la cuisine, débarrasser les assiettes, ranger la vaisselle, et ça n’a pas suffi. Notez qu’il est chaud. Six mois qu’il a mis le clignotant en Liga pour arriver à 10.000 % de ses moyens physiques. Il a attendu 45 minutes pour se mettre en route, le temps de constater que son équipe n’arriverait à rien toute seule, puis ça a été l’avalanche, les petites touchettes, les slaloms plein axe, et tout le reste. Mais l’avalanche sans réussite.

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Le penalty bien sûr. Les suiveurs attentifs de l’Argentin savent qu’il en rate quelques-uns, parfois, dans les matchs qui comptent.

Pas Jorge Sampaoli, qui a levé les bras comme si c’était fait au moment du coup de sifflet.

« « Un penalty, ça se fête parce que c’est une très bonne possibilité de marquer, dans un match fermé comme aujourd’hui. On a cru qu’on allait gagner le match grâce à la bonne action de Léo qui avait amené le penalty. On n’a pas su en profiter, c’est une simple statistique dans ce match ». »

Une statistique qu’Hannes Halldorsson, le gardien islandais, n’entendait pas laisser au hasard.

« « J’avais travaillé ce cas de figure, je savais que ça pouvait arriver. J’avais regardé beaucoup de penaltys de Messi avant ce match et j’avais aussi étudié mon placement sur les derniers penaltys, pour réfléchir à comment il pourrait imaginer mon comportement en cas de penalty. J'avais un bon feeling qu’il tire de ce côté ». »

Voilà pour l’histoire du penalty. Mais il n’y a pas eu que ça. On a compté cinq occasions très nettes pour Messi qui auraient fait mouche contre Eibar en Liga:

  • 66e >> Coup-franc parfait à 26m, comme il en a mis des dizaines. Au-dessus.
  • 70e >> Chevauchée dans l’axe avecle crochet exter pour placer son plat du pied au ras du poteau comme il en a mis des dizaines. Sauf que le crochet est raté.
  • 75e >> Coup-franc au même endroit que le précédent. Cette fois on se dit que c’est bon. Pim dans le mur.
  • 81e >> La spéciale plat du pied à l’entrée de la surface après avoir repiqué depuis le côté droit [comme il en a mis des dizaines]. A côté.

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Sampaoli : « L’adversaire lui a rendu la tâche très difficile en défendant en nombre près de la surface, mais je suis très tranquille parce que j’ai vu un Messi très impliqué pour faire passer l’Argentine en huitièmes de finale, dans un groupe qui sera très disputé ».

Une fatalité s'installe dans les grands rendez-vous

N’empêche. Tout le monde a vu la démonstration de Ronaldo la veille, Lionel compris, et se renforce l’impression comme une fatalité que le Portugais a pris le dessus dans les grands évènements par rapport à un Messi malheureux en Ligue des champions et en Coupe du monde, la plupart du temps. Le Barcelonais a le temps de se refaire, mais il sait déjà qu’il ne pourra compter que sur lui-même. Le 4-4-2 de Sampaoli ne ressemble pas à grand-chose, en particulier ce « doble pivote » qui nous a rappelés les pires heures de la doublette Gonalons-Tousart au Parc OL. On était placés juste derrière le banc argentin, et ça nous a fait un choc quand les gars se sont levés pour s’échauffer à la demi-heure de jeu. Dybala, Higuain, Banega, Lo Celso. Il y en a bien un là-dedans capable de soulager un peu Messi, non ?