Tour de France 2018: Quand Bardet tacle Froome à l'aise, tout en respectant «son choix à courir»

CYCLISME Ce n'est pas la première fois que Romain Bardet donne son avis dans cette affaire...

L.Gam.

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L'heure n'est toujours pas aux risettes entre les deux coureurs.
L'heure n'est toujours pas aux risettes entre les deux coureurs. — Wilki/SWpix.com/Shutter/SIPA

De la poudre aux yeux le droit à courir ? Tranquilou, Romain Bardet a dézingué le quadruple maillot Jaune du Tour, tout en précisant qu’il respectait « le choix de Froome de courir ». Mais encore ? Bah c’est simple, le cycliste français s’est permis de commenter et de critiquer le choix de Froome de courir après son contrôle antidopage anormal sur la Vuelta 2017. Mais pour faire moins méchant, il a nuancé : « comme je l’ai déjà dit, je respecte le choix de Froome de courir ».

Certes, mais avant il avait quand même balancé tout ça : « Je suis assez mal à l’aise de commenter sans arrêt un cas dont tout le monde, Froome le premier, est embarrassé. Je n’ai rien fait d’autre qu’estimer, à l’instar de Tom Dumoulin, que je ne le ferais pas à sa place, par conviction et parce que mon équipe fait partie du MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible). Il y a un principe de précaution dont je suis partisan. C’est une démarche volontaire qui n’engage que moi. »

Des critiques mais point trop n’en faut

Et précédemment dans le journal flamand Het Nieuwsblad, il s’était aussi lâché : « A sa place, je serais mal à l’aise. Si j’étais dans sa position, je n’envisagerais tout simplement pas d’être au départ du Tour de France et j’aurais honte de me retrouver lié à une telle affaire. »

Bon donc même si le salbutamol, la substance anormale retrouvée dans le contrôle antidopage de Froome n’est pas de nature, suivant le règlement international, à lui interdire de courir, Romain Bardet n’approuve pas. Ni Tom Dumoulin, « Je regrette la course à la petite phrase ». Mais tranquille sur les critiques. « Cela devient douloureux d’avoir à s’exprimer sans cesse sur cette éventualité plutôt que sur l’enjeu sportif ». Oui concentrons-nous sur le cyclisme, le dopage ça suffit.