VIDEO. Montpellier: Quinze ans après, Michaël Guigou remporte sa seconde ligue des champions

HANDBALL Le MHB a remporté la finale de la Ligue des champions contre Nantes (32-26). Déjà vainqueur en 2003 Guigou possède l’un des plus beaux palmarès du sport français…

Jerome Diesnis

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Michaël Guigou a gagné son nouveau rendez-vous avec Nantes en finale de la LiIgue des champions.
Michaël Guigou a gagné son nouveau rendez-vous avec Nantes en finale de la LiIgue des champions. — PG Photography
  • Michaël Guigou a remporté quinze ans plus tard sa seconde finale de Ligue des champions avec son club de toujours, le MHB.
  • L’ailier de Montpellier possède un palmarès exceptionnel, en équipe de France comme en club.
  • Montpellier a dominé Nantes à Cologne (32-26) dans une finale 100 % française.

Quinze ans plus tôt il était déjà là. Michaël Guigou a décroché ce dimanche sa seconde Ligue des champions, après la première, levée en 2003 face à Pampelune. Un succès auquel il avait déjà largement contribué, en inscrivant dix buts, dont un but incroyable, dos au but, en pleine extension.

Cette fois, c’est Nantes qui s’est dressé face à l’homme aux mille buts en championnat (et presque autant en équipe de France). Avec le même résultat pour l’ailier capable de faire basculer une rencontre sur un geste de folie, dans une finale 100 % française.

Il est l’un des plus beaux palmarès du hand mondial. L’un des plus beaux palmarès du sport français. Michaël Guigou est un homme d’exception. L’homme d’un seul club. Son histoire d’amour avec le MHB a débuté il y a 18 ans. « On a toujours envie d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. C’est difficile de faire toute sa carrière dans un même club. Il faut savoir ne pas tomber dans la routine, se remettre en question », reconnaît-il.

« Il y a des objectifs plus grands dans une carrière »

Le numéro 14 n’a depuis laissé à personne son numéro. Lequel ne sera sans doute plus jamais porté après lui à Montpellier. « Il y a toujours eu de l’ambition ici. C’est vrai, je ne suis pas au Final four tous les ans, j’aurais pu le faire si j’avais répondu aux sollicitations. Mais il y a d’autres objectifs plus grands dans une carrière, comme essayer de tirer une équipe pour titiller les plus forts, c’est motivant… »

Quadruple champion du monde, triple champion d’Europe, double champion olympique, le joueur originaire d’Apt, dans le Vaucluse, a été de toutes les campagnes victorieuses avec la France. Avec l’objectif de disputer les JO de Tokyo en 2020, le meilleur ailier gauche du monde en 2009, en fin de contrat avec Montpellier à la fin de la saison, veut y finir sa carrière. Il attend le signe de ses dirigeants qui, pour le moment ne lui ont rien proposé. « J’espère que mes ambitions retrouveront celles de Montpellier ».

« Bougnol, c’est mythique »

Car le double champion olympique n’est pas à la retraite. « Je suis plus proche de la fin. Ce plaisir de jouer au hand, j’ai envie de le prendre. Me concentrer sur l’efficacité et le plaisir de jouer ». Débarrassé de la hernie discale qui l’a contraint à finir la saison dernière, à mi-chemin d’un quart de finale de Ligue des champions, ce grand Monsieur de bientôt 36 ans est toujours ce type exceptionnel capable de faire basculer un match par son talent et sa vision du jeu. « C’est un joueur magnifique, l’emblème de Montpellier. Avec lui, personne ne regrettera un euro pour le voir jouer jusqu’au bout de sa carrière. Combien de temps faudra-t-il attendre pour voir un joueur improviser à tout moment ? », s’interroge Andrej Golic, qui fut son partenaire au MHB.

« Ça fait 30 ans que je prends du plaisir. Quand je suis ici dans Bougnol, qu’il y a cette ambiance, je suis bien, je suis chez moi. » Guigou et Bougnol : rarement un joueur n’a été à ce point viscéralement lié à un lieu. « C’est un endroit mythique, où l’ambiance monte très vite ; des habitués qui viennent depuis des années, qui ont leurs places, alors même qu’elles ne sont pas numérotées. C’est notre chaudron. On y a fait des remontées extraordinaires… Quand on y vient, on n’est pas seul ». C’est à Bougnol que Montpellier avait décroché sa première ligue des champions à une époque où le Final 4 n’existait pas encore. A Cologne, Montpellier a également très vite trouvé ses marques…

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