VIDEO. Ligue des champions: Montpellier, champion d'Europe quinze ans après, est éternel!

HANDBALL Quinze ans après avoir soulevé sa première Ligue des champions, le MHB a parfaitement maîtrisé la finale après un parcours européen incroyable…

Jerome Diesnis

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Montpellier a décroché sa deuxième Ligue des champions quinze ans après.
Montpellier a décroché sa deuxième Ligue des champions quinze ans après. — Patrik STOLLARZ / AFP
  • Montpellier a soulevé sa deuxième Ligue des champions, quinze ans après son premier titre.
  • Les Héraultais ont dominé Nantes en finale d’une finale 100% française (32-26) qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.
  • Vincent Gérard a d’abord porté son équipe, avant que la relation entre les arrières et les pivots, puis la défense, notamment en fin de match, ne fassent définitivement basculer la rencontre.

Quinze ans après sa première Ligue des champions, le MHB a soulevé son deuxième trophée continental au terme d’une finale 100% française contre Nantes (32-26). Il a éliminé la veille les champions en titre de Skopje (27-26). La France règne depuis des années sur le hand des nations. En plaçant ses trois clubs sur le podium de la Ligue des champions, elle survole désormais celle des clubs.

A jamais les premiers... une deuxième fois ! Le MHB avait été, en 2003, le premier club français à remporter la plus belle des compétitions européennes. Quinze ans plus tard, il a réalisé ce que personne n’avait fait avant lui. S’extraire des poules basses, sorte de deuxième division, pour terrasser les grands d’Europe : Barcelone, Flensbourg, Skopje. Et Nantes en finale. Le MHB est un club indestructible, qui s’est relevé de l’histoire des paris qu’il avait subi de plein fouet en perdant ses sponsors majeurs et la quasi-totalité de ses vedettes impliquées dans cette affaire. Six ans plus tard il est au sommet du hand européen… Ils se sont relevés cinq jours après une désillusion à Saint-Raphaël (26-25) où ils ont quasiment perdu le titre de champion de France… « On a grandi tous ensemble au cours de cette semaine très difficile », souligne Patrice Canayer. 

Vincent Gérard est exceptionnel. Pas de grande équipe sans grand gardien. Comme en 2017 aux championnats du monde quand il avait pris la succession de Thierry Omeyer, Vincent Gérard a été exceptionnel. Le gardien a multiplié les arrêts, à 9/16 en début de match. Sa solidité a permis aux Héraultais de compter jusqu’à quatre buts d’avance (15-11, 29e). Nantes s’est accroché, est revenu (24-24, 51e), mais n’est jamais repassé devant. « Pourtant, on l’a senti partir », reconnaît Valentin Porte. Mais à l’expérience, le MHB a placé l’accélération fatale.

Quelle complémentarité. Très vite, Melvin Richardson a été sanctionné d’une seconde exclusion. Le gaucher n’a pas pu défendre, il s’est vengé en attaque en prenant le relais d’un Porte virevoltant en demi (8/10), cette fois en échec (0/4). A 6/7, le fils de Jackson a été décisif, comme Diego Simonet (6/7), MVP de ce Final 4. « Le seul trophée qui compte c’est celui de l’équipe », savoure l’homme du but victorieux en demi. La relation des arrières avec les pivts avec les pivots a fait la différence : Ludovic Fabregas (6/7) et Ashem Mamddouh (5/5). Avant que les ballons récupérés en défense n’enfoncent le clou en fin de match.

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