Dijon-Montpellier: De Jackson à Melvyn, du génie à l’héritier, les Richardson père et fils face à face

HANDBALL Le MHB de Melvyn Richardson se rend à Dijon en Coupe de la ligue entraîné par son père, Jackson Richardson, qui fut le plus grand joueur du hand mondial. Un duel parricide…

Jérôme Diesnis
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Mevyn Richardson réalise un bon début de saison avec le MHB
Mevyn Richardson réalise un bon début de saison avec le MHB — PatriciaSports

Il l’avait au quotidien sous ses yeux alors qu’il était encore entraîneur adjoint de Chambéry. Un bon souvenir ? « C’était pratique, on ne prenait qu’une voiture pour aller aux entraînements », se marre le fils. Mais samedi, à Dijon, en Coupe de la Ligue, le pincement au cœur sera plus fort encore. Pour la seconde fois, après un premier rendez-vous la saison dernière en Coupe de la ligue déjà (Melvyn jouait encore à Chambéry), Richardson va défier Richardson.

Champion du monde vs champion du monde

Sur le terrain, Melvyn, 20 ans, tout nouvel international, l’un des grands espoirs du handball français, gaucher champion du monde des U19 en 2015. Venu à Montpellier « pour continuer à grandir dans un club, qui gagne des titres, dont j’ai toujours aimé la philosophie de jeu rapide et fluide. Avec un entraîneur qui s’adapte à tous les styles de joueurs. »

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Sur le banc, en face, un monument du hand français, son père Jackson. Il est aujourd’hui coach de Dijon en Pro Ligue, l'équivalent de la 2e division, mais surtout génie du hand qui a fait rêver des générations de gamins, avant de passer de l’autre côté du miroir. « On échange beaucoup tous les deux, dans une relation normale père-fils. Il me donne le maximum de conseils, mais il m’a toujours laissé faire les choix importants, explique Melvyn. J’ai la chance d’avoir un père qui connaît très bien ce milieu et m’apporte aussi dans ma vie de handballeur. »

Canayer : « Melvyn ne se prend pas pour un autre »

D’être le fils d’un extraterrestre, Melvyn Richardson le prend visiblement avec beaucoup de décontraction. Le patrimoine génétique familial, sans aucun doute. Il aurait pu se noyer dans la recherche du superflu, du geste fou, de la roucoulette ou du tir à la hanche que son père maîtrisait à la perfection. « Au contraire, c’est un gros travailleur », souligne son coach à Montpellier, Patrice Canayer.

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Le manager de Montpellier a réussi à l’attirer pour quatre ans. « Ce qui me plaît énormément chez lui, c’est sa grande volonté de s’appliquer, ajoute Canayer. Il est par moments très bon, à d’autres un peu plus moyen. Il sait où il veut aller et se donne les moyens d’y arriver. Il a un très bon état d’esprit. Il ne se prend pas pour un autre. »