VIDEO. FC Nantes-Rennes: Anciennes gloires, balles de tennis, carton rouge, colère de Kita... Les coulisses du derby
FOOTBALL•Vendredi soir, le FC Nantes, qui fêtait ses 75 ans, a été tenu en échec (1-1) par Rennes, et il s’en est passé des choses pendant cette soirée…David Phelippeau
L'essentiel
- Vendredi soir, le FC Nantes a fait match nul (1-1) contre Rennes et a quasiment dit adieu à la Coupe d’Europe.
- Ce derby était aussi l’occasion de fêter les 75 ans du FC Nantes.
- Tout n’a pas été parfait dans cette soirée, on vous en raconte quelques coulisses.
Le FC Nantes a fêté ses 75 ans, mais ce n’est pas certain que le club en garde un souvenir impérissable. Au-delà du score décevant (1-1) de la rencontre contre Rennes - qui enterre quasiment les chances des Canaris de jouer l'Europe en fin de saison -, tout n’a pas été parfait dans cette soirée d’anniversaire. Pourtant, pour une fois, le soleil s’était invité. Retour sur les coulisses du derby breton…
Une ferveur toute relative autour des anciennes gloires. L’horaire du match (19 heures 30) - qui avait fait polémique - n’a pas aidé le FC Nantes. Tous les spectateurs n’étaient pas encore arrivés au stade ou étaient encore dans les bouchons quand les anciennes gloires du FCN (Denoueix, Suaudeau, Bossis, Da Rocha, Savinaud, Ferri, Ouédec, N’Doram, Carrière etc.) ont rejoint le rond central pour être ovationnés.
L’ambiance n’était pas aussi incandescente qu’elle aurait dû l’être. Jean-Claude Suaudeau, qui a donné le coup d’envoi avec Raynald Denoueix, a lancé une petite phrase qui a logiquement prêté à polémique sur le futur projet YelloPark… « Je suis très heureux d’être dans ce magnifique stade. »
Des dizaines et des dizaines de balles de tennis retardent le coup d’envoi. On l’a bien compris : la tribune Loire avait un message pour la LFP. Point de tifo, mais une immense banderole pour pointer du doigt la LFP, qui selon les supporters nantais, est la principale responsable de cet horaire (19 heures 30, un vendredi) qui a terni la fête…
Quelques secondes après le coup d’envoi, des fans nantais de la tribune Loire ont balancé sur la pelouse des dizaines et des dizaines de balles de tennis. En faisant cela, ils ont attiré l’attention et ont ensuite entonné des chants peu amènes (grossiers même) envers la LFP… Les joueurs nantais, aidés de stadiers, ont dû s’employer pour enlever toutes les petites balles jaunes. Cela a engendré au moins 5 minutes d’arrêt de jeu.
Le tournant du match, le carton rouge de Sala. Plus agressif en première mi-temps, le FCN a ouvert le score par Thomasson (42e). Mais, en début de seconde période, est intervenu le tournant du match, de l’avis de tous les acteurs de la rencontre. Sala a reçu un deuxième carton jaune, synonyme de carton rouge, pour une faute plus maladroite que méchante. « L’expulsion nous a fait mal », estime Valentin Rongier, qui était à la surprise générale sur le banc de touche au coup d’envoi.
Claudio Ranieri : « Je pense que l’arbitre a été un peu sévère avec nous. En France, les joueurs font toujours ça : à chaque tacle, ils crient comme s’ils allaient mourir et l’arbitre donne le carton jaune. » Nantes a pourtant eu deux balles (pas de tennis) de break avec Iloki et Touré dans la même minute (63e), mais c’est finalement Léa Siliki qui a égalisé (81e), aidé par un contre malencontreux de Pallois. « A dix [contre onze], on a encore eu deux chances de gagner le match et ensuite on a eu la chance de ne pas le perdre », a résumé Ranieri. Effectivement, en fin de match, sans un très grand Tatarusanu, Rennes aurait pu totalement gâcher la fête.
Kita a piqué une grosse colère contre… Ranieri. Le président nantais s’est invité en zone mixte d’après-match. Il semblait abattu car il a sans doute compris que l’Europe s’est définitivement envolé ce vendredi soir [Nantes est 8e avec 46 points, et ça pourrait revenir derrière…]. Il a d’abord fait passer un message de remerciements à tous ceux qui sont venus pour les 75 ans du club. Puis, on l’a interrogé sur l’avenir de Ranieri. « Pouvez-vous nous assurer qu’il sera le coach la saison prochaine ? », a-t-on demandé à Kita. Il a répondu avec le sourire : « Je vous avais assuré que Conceição allait rester… Vous savez les entraîneurs sont des pigeons voyageurs. Il a un contrat. Quand une femme ne veut pas coucher avec vous, elle ne couchera pas. Je souhaite qu’il reste, mais je veux surtout qu’on finisse bien ce championnat. »
Le poker menteur entre Kita et Ranieri a déjà commencé. Les deux hommes ne veulent plus travailler ensemble, mais aucun des deux ne l’a encore dit clairement. En attendant, Claudio Ranieri, pourtant réputé pour être toujours très classe, a décidé dans la soirée de ne pas rejoindre les festivités des 75 ans [une grande majorité de joueurs actuels aurait aussi boudé l’anniversaire]… Ce qui a provoqué semble-t-il une grosse colère du président nantais. La fin de saison va être longue.


















