«Le rêve, c’est de gagner une étape du Tour de France en juillet», confie Thomas Boudat

INTERVIEW Le sprinteur girondin vient de remporter sa première course de la saison en Andalousie…

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Thomas Boudat après sa belle victoire sur le Tour d'Andalousie, la semaine dernière.
Thomas Boudat après sa belle victoire sur le Tour d'Andalousie, la semaine dernière. — Jorge Guerrero / AFP
  • Le jeune cycliste girondin est devenu cet hiver le leader du sprint dans son équipe, le Team Direct Energie.
  • Il a signé sa première de la saison, la semaine dernière, en Espagne.
  • Thomas Boudat rêve de remporter une étape du Tour de France en juillet prochain.

Le costume est encore un peu grand. Mais Thomas Boudat le porte très bien en ce début de saison. On parle de celui de leader du sprint de l’équipe française de cyclisme, Direct Energie. À seulement 24 ans, le jeune cycliste girondin fait face à un nouveau défi : celui de s’imposer au très haut niveau dans une équipe française de premier plan. Et pour l’instant, tout roule pour le champion du monde sur piste (2014) avec une première victoire sur le Tour d’Andalousie, la semaine dernière.

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Pourquoi faire que de la route cette saison ?

Je ne pouvais pas vraiment faire autrement avec mon changement de statut. Aujourd’hui, je suis le leader du sprint dans mon équipe, je ne peux plus m’éparpiller à droite, à gauche. La piste, ça prend en plus beaucoup d’énergie. C’était un peu prévu.

Thomas Boudat (tout à droite) lors de sa victoire au sprint sur le Tour d'Andalousie.
Thomas Boudat (tout à droite) lors de sa victoire au sprint sur le Tour d'Andalousie. - Jorge Guerrero / AFP

Comment avez-vous obtenu cette « promotion » cet hiver ?

Le départ de Bryan Coquard a tout précipité. De mon côté, je n’avais encore rien prouvé. Mais, Jean-René Bernaudeau (le directeur sportif de Direct Energie) a décidé de me donner ma chance. Maintenant, je dois la saisir mais ce n’est plus du tout la même chose qu’être coéquipier.

Ce n’est pas trop tôt dans votre évolution de carrière ?

C’est vrai que j’étais encore dans une phase d’apprentissage mais ça va me faire grandir. Il faut que je fasse rapidement mes preuves auprès de mes coéquipiers car il faut que je leur apporte des garanties. Des fois, je dois diriger des mecs qui ont dix ans de plus que moi. Ce n’est pas toujours évident.

Depuis que je suis jeune, j’aime avoir des responsabilités.

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En tout cas, ce début de saison (une victoire et deux deuxièmes places) doit rassurer tout le monde ?

Je savais que j’étais en forme. J’ai eu un hiver studieux et sans soucis de santé. Les tests physiques lors des stages étaient très bons. C’est bien pour tout le monde. Après, être sprinteur, c’est avant tout beaucoup d’expérience mais je ne me fixe pas de limites.

Avez-vous un modèle ?

Sur les dernières années, c’est Mark Cavendish. En plus, il a un peu le même gabarit que moi. Mais, il faut se concentrer sur soi car les décisions doivent souvent se prendre dans la seconde. La piste m’aide beaucoup pour ça.

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Quels sont vos prochains objectifs ?

Déjà, il y a Paris - Nice qui arrive très vite. Après, il y aura des classiques. Et surtout le rêve, c’est de gagner une étape du Tour de France en juillet.