Rugby: Les très bons salaires des amis de Bernard Laporte à la FFR

AFFAIRISME Le président de la Fédération française sait récompenser ceux qui ont contribué à son élection...

J.L.

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Bernard Laporte.

Bernard Laporte. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Bernard Laporte est un homme qui a le sens de l’amitié. La preuve, depuis qu’il est président de la Fédération française, il est soupçonné de passer son temps à renvoyer des ascenseurs ou à rendre des services. Un coup à Mohed Altrad, le tout-puissant patron de Montpellier, un coup à Julien Ory, jeune espoir toulonnais qui se balade en BMW de la fédération sans avoir aucune fonction en son sein.

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Pourtant, ce n’est pas si difficile d’y gratter un poste. L e Monde nous apprend vendredi que plusieurs très proches de Laporte ont bénéficié de nominations express à des niveaux de rémunération très importants. Par exemple Sébastien Conchy, placé au poste de directeur général, perçoit un salaire mensuel de 7 700 euros brut. Rien d’extravagant, jusqu’à ce qu’on ajoute un vol aller-retour hebdomadaire Bordeaux-Orly ; une chambre au Centre national de rugby à Marcoussis et une prime de fin de saison pouvant aller jusqu’à 20 % de la rémunération annuelle. Un bon plan quand on travaillait auparavant pour une entreprise familiale placée en redressement judiciaire, selon le grand quotidien du soir.

Un autre exemple ? Celui de Christophe Reigt, manager des équipes nationales de rugby à 7, payé 7 700 euros bruts par mois, soit plus de trois fois le salaire de son prédécesseur, Jean-Claude Skrela, sachant que sa seule expérience en la matière remonte à 2011 et un passage éclair auprès de la sélection roumaine de rugby à 7. Le Monde cite également le cas Laurent Latour, nommé « directeur digital et du système informatique » de la FFR. Petite main de la campagne de Laporte, il toucherait à la FFR un confortable salaire de 6 200 euros, supérieur à celui du directeur général adjoint, Laurent Gabbanini.

« Le tout, c’est de savoir la valeur et la compétence des personnes que Laporte met à certains postes. Il y en a certaines de très intéressantes, et d’autres, inconsistantes… », juge Serge Blanco, figure de l’opposition au nouveau président de la Fédération française de rugby, qui attend que la justice se prononce sur les soupçons de favoritisme le visant, pour avoir supposément fait pression sur une commission indépendante pour réduire les sanctions contre le club de Montpellier au printemps dernier.