Bernard Laporte prêterait une voiture de la Fédé' à son associé Julien Ory, contre toutes les règles en vigueur

RUGBY «L’Equipe» publie une nouvelle information qui pourrait potentiellement gêner le président de la Fédé…

A.L.G.

— 

Bernard Laporte.
Bernard Laporte. — Michel Euler/AP/SIPA

Et allez, une casserole de plus, une ! Alors que de lourds soupçons de conflit d’intérêts pèsent déjà sur Bernard Laporte, le boss du rugby français, notamment dans le cadre d’un contrat d’image signé avec le président du club de Montpellier, Mohed Altrad, sur lequel la justice française enquête actuellement, L'Equipe a sorti jeudi une nouvelle information qui pourrait potentiellement agacer un peu plus « Bernie ».

>> A lire aussi : L'affaire Bernard Laporte entre les mains de la justice

En effet, on apprend que Julien Ory, jeune Espoirs au Racing Club de Toulon et, accessoirement, associé de Bernard Laporte dans l’entreprise de restauration rapide « Juber » (pour Julien et Bernard) qu’ils ont créée en 2015, se trimballerait régulièrement au volant d’une BMW Série 5 appartenant à la Fédération française de rugby, et estampillée comme telle. Or, selon les règles en vigueur à la Fédé et les contrats signés avec la marque allemande, il est strictement interdit de prêter un véhicule à une personne extérieure à la FFR.

Le contrat signé entre la Fédération et la marque BMW stipule expressément que « le bénéficiaire s’interdit de mettre les véhicules prêtés à disposition de tout tiers autre que les personnes désignées dans le contrat de partenariat. » Interrogé par le journaliste de L’Equipe à l’origine de cet article, un commercial de chez BMW explique que « ce qui est problématique, c’est que l’assurance globale, souscrite pour l’ensemble d’un pool de voitures, ne couvre que les personnes désignées par le contrat. » « Réfléchissez juste à une chose, poursuit-il. Si ce conducteur renverse quelqu’un, ils font quoi là ? Ils sont mal. »

Le coup de fil de Singapour

Contacté par L’Equipe, le joueur nie tout en bloc. « Je n’ai pas ça comme voiture, j’ai une classe A, se défend-il. Je ne roule pas avec une voiture de la Fédération. Je ne comprends pas. Ils [les témoins au RCT qui disent le voir rouler avec la voiture de la Fédé "tous les jours"] doivent se tromper de personne. »

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le nom de Julien Ory ressort dans le cadre d’une histoire louche qui touche Bernard Laporte. Le 9 novembre, celui-ci, depuis Singapour, avait appelé en personne le délégué du match Lavaur-La Seyne afin de lui demander, contrairement à ce que stipulent les règlements, d’autoriser deux joueurs de La Seyne (dont son associé Julien Ory) de participer à la rencontre alors qu’ils ne présentaient pas les licences obligatoires.

>> A lire aussi : BTP, gros sabots et pied au plancher, Mohed Altrad, le businessman qui a mis le feu au rugby français