Affaire Altrad-Laporte: La Ligue a validé les «garde-fous» pour prévenir tout favoritisme

RUGBY Alors que des perquisitions ont eu lieu mardi au siège de la FFR et au domicile de son président...

20 Minutes avec AFP
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Bernard Laporte et Mohed Altrad, lors du match entre  Montpellier et Toulouse le 19 février 2017.
Bernard Laporte et Mohed Altrad, lors du match entre Montpellier et Toulouse le 19 février 2017. — Franck PENNANT / AFP

La Ligue nationale de rugby (LNR) a validé mercredi les « garde-fous » visant à prévenir tout favoritisme de la Fédération (FFR) envers Montpellier, dont le propriétaire Mohed Altrad est devenu le sponsor maillot du XV de France, a indiqué mercredi l’un de ses vice-présidents à l’AFP.

« On est tombés d’accord sur les garde-fous », qui portent sur la désignation de la commission d’appel et des arbitres et ont déjà été validés par le bureau de la FFR, a indiqué Alain Carré, dirigeant de Colomiers (ProD2), à la sortie d’une réunion du bureau de la LNR à Lyon.

« La commission d’appel va être étoffée », a indiqué Carré, et composée paritairement de membres nommés par la FFR et la LNR. Les arbitres, eux, seront à l’avenir désignés par un collège de 5 ou 6 officiels, ce qui renforcera leur légitimité, a-t-il précisé.

La validation de cet accord intervient au lendemain des perquisitions du siège de la FFR à Marcoussis, du domicile de son président Bernard Laporte et de celui d’Altrad dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet national financier (PNF) sur les pressions supposées de Laporte en faveur du club héraultais.

Un contrat d’image qui fait polémique

Laporte est soupçonné d’être intervenu l’été dernier pour réduire une sanction contre le club d’Altrad, qui avait signé un contrat d’image début 2017 avec une société de Bernard Laporte, BL Communication. Un contrat auquel l’ancien sélectionneur (2000-2007) a renoncé face à la polémique.

La LNR et la FFR, aux relations tumultueuses depuis l’élection de Laporte fin 2016, s’étaient réunies mercredi 17 janvier pour établir des propositions communes après les recommandations du comité d’éthique et de déontologie du rugby français. Ce dernier avait réclamé le 5 janvier « des garde-fous pour garantir l’absence de toute possibilité de favoritisme de la part de la FFR vis-à-vis du club dont l’entité propriétaire est le partenaire maillot » de la sélection.

Le comité d’éthique doit encore valider le sponsor maillot

Le 8 janvier, le comité directeur de la FFR avait voté l'attribution du contrat à Altrad pour « au moins 35 millions d’euros » jusqu’en 2023, malgré l’opposition du président de la Ligue Paul Goze qui voulait que les garde-fous soient d’abord mis en place.

Le XV de France dispute le 3 février face à l’Irlande son premier match avec ce sponsor, déjà présent en 2017 mais sous forme d’un soutien à la candidature française pour l’organisation de la Coupe du monde 2023. Le comité d’éthique doit valider l’accord avant ce premier test.