VIDEO. Comment la chute libre «indoor» compte faire son apparition aux JO-2024 à Paris

SHOW La Coupe de France de vol en soufflerie débute ce vendredi à Lyon, première étape d'une ambitieuse candidature olympique...

Jérémy Laugier
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Le centre d'iFLY Lyon va accueillir environ 150 athlètes, ce vendredi et samedi.
Le centre d'iFLY Lyon va accueillir environ 150 athlètes, ce vendredi et samedi. — XAVIER LEONTI
  • La pratique de la chute libre indoor est en pleine explosion depuis deux ans en France.
  • Le centre iFLY de Lyon accueille ce vendredi et samedi la Coupe de France de vol en soufflerie ainsi que le grand show The Clash of Lyons.
  • Laura Flessel, la ministre des Sports, sera présente pour l’occasion samedi, de même que la fédération de parachutisme qui compte bien faire du vol en soufflerie une discipline olympique à partir de 2024.

Ouvert en juin 2016 à Saint-Priest, iFLY Lyon va cumuler deux grandes premières vendredi et samedi. A savoir le lancement d’une Coupe de France de soufflerie mais aussi The Clash of Lyons, un challenge rassemblant plus d’une centaine d’athlètes internationaux, avec 50.000 dollars de prix à la clé, un record dans l’Hexagone.

Un rendez-vous attendu comme « fondateur » dans la jeune histoire de la chute libre indoor. « Le public sera à un mètre d’un show incroyablement spectaculaire dans un tube, annonce l’organisateur William Dalban. C’est à n’en pas douter, un sport d’avenir. »

Une chute libre au temps plus que doublé en indoor

A ses débuts dans le parachutisme en 1995, le quadruple champion du monde Mathieu Bernier était loin d’imaginer qu’« on pourrait un jour autant s’amuser et voler dans une soufflerie ». « Il existe à la fois des épreuves artistiques et des courses dans des lignes lumineuses, apprécie-t-il. La chute libre peut durer deux minutes en indoor, contre 45 secondes en sautant d’un avion. »

Des perspectives attractives autant pour les entraînements de parachutistes aguerris que pour des novices (dès l’âge de 5 ans) y effectuant leur baptême. La soufflerie lyonnaise accueille ainsi chaque jour 250 personnes, ayant dû réserver leur place entre deux semaines et un mois à l’avance. Outre iFLY Lyon, deux centres modernes (Paris et Lille) ont ouvert depuis deux ans en France, en attendant Aix-Marseille et Bordeaux.

« Notre discipline allie prouesses techniques et aériennes »

La présence de la ministre des Sports Laura Flessel, samedi matin à iFLY, ne sera pas anecdotique. « Notre discipline est en émergence totale. Elle allie prouesses techniques et aériennes, mixité et facilité d’accès. Nous ambitionnons de la voir au programme des JO-2024 à Paris », confie le président de la fédération française de parachutisme David Roth.

Cette candidature, qui sera officiellement lancée au printemps, « devra voir la dynamique nationale se transformer en dynamique internationale ». Comme une centaine de souffleries existent désormais dans le monde entier, ce rêve français aurait presque le vent dans le dos.

Accès libre ce vendredi et samedi (complet pour les épreuves finales) au centre iFLY de Saint-Priest (Rhône). Toutes les informations ici.