La cata: Sébastien Loeb a déjà perdu 5 minutes sur la première étape du Dakar

RALLYE Il a été victime d'un problème de freins...

20 Minutes avec AFP

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Sébastien Loeb sur le Dakar
Sébastien Loeb sur le Dakar — FRANCK FIFE / AFP

Le très attendu pilote français Sébastien Loeb, 29e de la première spéciale à plus de cinq minutes du vainqueur qatarien Nasser Al-Attiyah, a raté samedi son début de Dakar 2018, «à l'arrêt total» en raison de freins défaillants.

«Heureusement que c'était que 31 kilomètres!» Le pilote alsacien (Peugeot), en quête d'un premier sacre sur le célèbre rallye-raid pour sa troisième et dernière participation, n'a pas apprécié le désert en entrée, ces dunes entre Lima et Pisco servies chaud, sous le cagnard péruvien.

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«Je l'ai faite sans frein! Zéro frein!», a-t-il lancé, sans savoir «d'où le problème venait», sachant qu'aucune alerte ne s'était allumée lors de la préparation. «Sans frein, c'est vraiment la +merde+!»

Après seulement trois kilomètres de course, Loeb a dû jouer avec son boîtier de vitesses, ralentir au sommet des dunes, voire se mettre «à l'arrêt total», pour éviter le pire.

Au final, il a perdu 5 min 37 sec sur Al-Attiyah (Toyota Gazoo), avant la spéciale de dimanche, similaire mais neuf fois plus longue (267 km).

Au-delà de Loeb, c'est toute l'équipe Peugeot, auréolée d'un triplé historique en 2017, qui va passer sa nuit à cogiter au bivouac de Pisco, balayé du sable tracté par le vent.

Le double tenant du titre Stéphane Peterhansel a perdu 2 min 15 sec (11e), et Cyril Despres 2 min 36 sec (15e).

«Je n'avais pas un bon feeling. Le soleil était haut, je ne voyais pas l'autre côté des crêtes. J'ai préféré être +safe+», a indiqué l'expérimenté Peterhansel, recordman de victoires sur le Dakar (13).

«Il va falloir se réveiller!», a-t-il poursuivi.

Nasser Al-Attiyah, lui, n'a pas eu de problème de réveil. Le Qatarien, parti deuxième, a doublé Peterhansel parti deux minutes avant lui, comme un symbole de ses grandes ambitions sur cette édition, après son échec l'an passé (abandon).

«On s'est dit: on roule au début, on voit où on en est. On est très vite revenu sur Peterhansel. On a discuté quelques minutes derrière lui et on s'est dit: +allons-y!+», raconte le copilote d'Al-Attiyah, le Français Matthieu Baumel, qui salue les qualités du Qatarien sur le sable. «On a un petit avantage», glisse-t-il.

Le talent du tandem sera mis à rude épreuve dès dimanche: ils partiront en tout premier dès 06H00 (11H00 GMT), avant les motos habituées à ouvrir la route. Une décision des organisations qui a pour but d'épicer la course, dans une étape qui comportera 90% de hors-piste...

Côté motos, le Britannique Sam Sunderland (KTM) a commencé la défense de son titre par une victoire devant le Français de Yamaha Adrien Van Beveren, à 32 secondes, pour les prémices d'un duel qui s'annonce haletant.

«Je suis content. Je suis parti vite mais je me suis vite calmé parce que j'ai vu que c'était dangereux. J'ai essayé de rouler propre. Ca fait du bien de se dire que je suis au niveau», a déclaré le Nordiste.