Stade Rennais-PSG: «Je ne pense pas que l'arbitre se mettra une très bonne note»

FOOTBALL À l'image de Joris Gnagnon, les Rouge et Noir l'avaient un peu mauvaise après le match...

Jeremy Goujon

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L'arbitre de Rennes-PSG au moment de l'expulsion de Benjamin André, le 16 décembre 2017.
L'arbitre de Rennes-PSG au moment de l'expulsion de Benjamin André, le 16 décembre 2017. — J.-F. Monier / AFP
  • Balayé par la MCN, le SRFC était néanmoins dans un temps fort lorsque Benjamin André fut prié de regagner les vestiaires plus tôt que prévu.
  • Un carton rouge qui coupa les jambes des Bretons, pas plus remontés que ça contre l'arbitrage de M. Gautier... mais quand même.

Vu la nette supériorité du PSG face au Stade Rennais (1-4), ce samedi, rien ne dit que les Rouge et Noir seraient revenus dans la partie en égalité numérique.

« C’est tous les week-ends comme ça »

Il n’empêche, l’expulsion sévère de Benjamin André pour deux cartons jaunes, pris en à peine dix minutes (54e et 63e), aura constitué un (mini-)tournant, alors que le SRFC avait réussi à réduire l’écart au tableau d’affichage par l’intermédiaire de Firmin Mubele (1-2, 53e).

Ainsi, la rébellion rennaise « a vite été stoppée par les décisions arbitrales », estimait le capitaine Romain Danzé… qui n’enfoncera toutefois pas M. Gautier. « On ne va pas en remettre une couche sur l’arbitrage, c’est tous les week-ends comme ça », désamorça de ce fait l’inhabituelle sentinelle finistérienne, dans le 4-1-4-1 mis en place par Sabri Lamouchi.

« Il reverra son match et le jugera lui-même »

« On avait un peu plus de jambes à ce moment-là [l’entame de seconde période], et on aurait aimé être à onze contre onze, regrettait pour sa part le milieu de terrain James Léa Siliki. Au sortir d’un match, il y a toujours des choses qu’on va reprocher à un arbitre, surtout quand on perd. Mais là, on ne va pas non plus lui jeter la pierre. Il fait son métier, c’est un être humain, et l’erreur est humaine. À nous sur le terrain de faire ce qu’il faut pour aller chercher quelque chose. »

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Le défenseur central Joris Gnagnon, lui, n’était « pas personnellement énervé » contre l’arbitre : « Je pense qu’il reverra son match et le jugera lui-même. Moi, je ne suis pas là pour en juger. » Relancé sur la question (« Il ne se mettra pas une très bonne note, donc ? »), Gnagnon souriait cependant : « Je ne pense pas… mais je le respecte beaucoup ».

« Je n’ai pas gagné un match que j’ai réellement perdu »

S’il considère que le rouge d’André « change la donne », l’entraîneur Sabri Lamouchi pestait avant tout contre l’entame de rencontre de sa formation, très rapidement menée 0-2 par le leader du championnat (17e). « Ça me laisse un petit goût amer, reconnaissait l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire. À partir du moment où vous êtes spectateurs et que vous laissez faire des joueurs aussi talentueux, la sanction est évidemment immédiate. On n’a pas loupé ce rendez-vous, mais j’aurais voulu voir mon équipe jouer dès le départ. »

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Si M. Gautier rééquilibra finalement les forces en présence en excluant (trop tardivement ?) le Parisien Presnel Kimpembe (89e), Lamouchi concluait à son tour en ayant une pensée pour son homologue marseillais, qui s’était fendu d’une punchline après l’élimination de l’OM en Coupe de la Ligue au Roazhon Park, trois jours plus tôt.

« On ne va pas revenir sur le débat lié à l’arbitrage, on en a tellement fait cette semaine, posa d’abord le coach du Stade Rennais. La seule chose que je peux vous dire, c’est que je n’ai pas gagné un match que j’ai réellement perdu. Ça, au moins, c’est clair. » A message to you, Rudi (Garcia)…