Rennes-OM: Le président Jacques-Henri Eyraud dénonce une «défaillance» du corps arbitral

FOOTBALL Les dirigeants marseillais dénoncent un enchaînement de décisions défavorables...

J.S.-M.

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Jacques-Henri Eyraud et Andoni Zubizaretta, ici à Bordeaux.
Jacques-Henri Eyraud et Andoni Zubizaretta, ici à Bordeaux. — N. Tucat / AFP
  • Un but rennais a été accordé, puis annulé, dans des conditions improbables. 
  • Les Marseillais dénoncent aussi un but refusé pour hors-jeu à Mitroglou.

C’est plutôt Rudi Garcia, d’habitude, qui se charge d’allumer les arbitres. Cette fois, c’est tout le triumvirat marseillais qui a dégainé : le président Jacques-Henri Eyraud, le directeur sportif Andoni Zubizaretta, et, bien sûr, l’entraîneur Rudi Garcia. Les Marseillais dénoncent un enchaînement d’erreurs d’arbitrage, qui a entraîné l’élimination de l’OM à Rennes, en Coupe de la Ligue, ce mercredi soir.

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Jacques-Henri Eyraud, passé furax en zone mixte, a répondu plus tard aux questions de L'Equipe, et a réclamé « une introspection profonde des responsables de l’arbitrage français ». On vous condense sa décla :

Sur le tir de Benjamin André, je vais demander que la direction de l’arbitrage partage les bande-sons du dialogue entre les arbitres pour comprendre comment ce but a pu être validé et pour comprendre ensuite pourquoi il a fallu autant de temps pour qu’il soit justement invalidé. (…) Mes joueurs m’ont pourtant dit que le corps arbitral leur avait signifié que le but était valable. Là, c’est plus grave, ça veut dire qu’il y a eu quelque part une défaillance. (…) J’ai remarqué un certain nombre de fautes sifflées en notre défaveur visiblement après un échange entre arbitres. On peut s’interroger pour quelles raisons les décisions ont été prises avec autant de temps de latence ?

« On a été éliminé d’un match qu’on a gagné, on aurait jamais dû aller aux tirs au but car on avait marqué trois buts, c’est la vérité », avait déjà déclaré Rudi Garcia. Il fait référence au but de Kostas Mitroglou à la 76e, refusé pour un hors-jeu litigieux.

Une rencontre Garibian/Eyraud ?

Andoni Zubizaretta a embrayé en zone mixte : « J’ai vu des choses que je n’avais jamais vues sur un terrain de jeu : le but accordé puis refusé, tout ce qui s’est passé, le carton jaune pour Amavi en première période, le but refusé à Mitroglou… L’arbitre peut se tromper mais sur l’ensemble du match, ça fait beaucoup. C’était catastrophique. »

Ce jeudi, lendemain du match, Jacques-Henri Eyraud, qui assiste à l’assemblée générale de la LFP, pourrait croiser Pascal Garibian​, le directeur de l’arbitrage… Ça promet.