OM: «Disrupter la fan experience», «LinkedIn du foot»... On a assisté à un concours de start-up au Vélodrome

FOOTBALL L’Olympique de Marseille organisait un concours de start-up ce dimanche, au Vélodrome, l’OM Innovation Cup. What ? On y était, on vous raconte…

Jean Saint-Marc

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Le Vélodrome de Marseille, en février 2017.
Le Vélodrome de Marseille, en février 2017. — B. Langlois / AFP
  • 264 projets ont été envoyés, 11 ont été sélectionnés, et trois ont été primés.
  • L’OM ne rentrera dans le capital d’aucune start-up mais pourrait travailler avec l’une ou l’autre.

C’est l’endroit où les trois points sont importants, l’endroit où les victoires sont analysées et les défaites imputées à l’arbitrage. La salle de presse du stade  Vélodrome, habituée à parler 4-3-3 et pressing haut, bruissait ce dimanche après-midi de « B to B », « CEO », ou autres « head of sells ». L’OM organisait son premier concours de start-ups. Ce match-là durait un peu plus de 90 minutes : le temps que onze entreprises retenues parmi 264 candidates défendent leurs projets (parce que c’est le leuuuuuur).

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Tant pis pour l’élégance : jeunes start-uppers aux dents longues ou entrepreneurs expérimentés aux chemises et cheveux blancs, tous ont enfilé un maillot de l’OM par-dessus leurs vêtements. Ils n’ont que quelques minutes pour défendre leurs initiatives, « le LinkedIn pour les jeunes footballeurs », « une appli qui disrupte la fan experience » (oui oui, cette phrase est authentique) ou des « tickets restaurants du sport », par exemple.

Le grand prix ? Quelques jours de salaire pour un joueur

Les plus démagos parlent de Jean-Pierre Papin ou de Basile Boli, les plus maladroits de Thiago Motta. C’est finalement Exsens qui remporte le gros lot, 50.000 euros, soit quelques jours de salaire des joueurs les mieux payés de l’effectif olympien. « Pour nous, c’est un beau coup de pouce, ça va nous permettre de remettre à flot notre trésorerie, qui traverse un mauvais pas », sourit Karim Toubal, patron de cette boîte qui crée des « clones digitaux », pour créer un avatar en ligne ou essayer des vêtements sur Internet… Et qui pourrait, un de ces quatre, signer un contrat avec l’OM.

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« On ne rentrera dans le capital d’aucune des start-up, mais on verra si on peut travailler avec certaines, pas uniquement les gagnants, d’ailleurs », indique Jacques-Henri Eyraud à 20 Minutes. Le propriétaire Frank McCourt, qui a assisté à cette petite sauterie, tient beaucoup au rôle social et économique de l’OM. « Notre priorité restera toujours le terrain… Mais travailler avec ces start-up peut aussi améliorer nos performances », reprend Eyraud. Il a en revanche refusé de s’exprimer au sujet des sanctions prises à l’égard des MTP et des Winners. Après s’être occupé des supporters ce samedi, il consacrait donc son dimanche à un public plus calme : les entrepreneurs.