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«Un potentiel énorme mais...», le parcours tumultueux de Nadjma Ali Nadjim

France-Suède: «Un potentiel énorme mais...», le parcours tumultueux de la Bordelaise Nadjma Ali Nadjim

FOOT FÉMININLa première joueuse de Girondins de Bordeaux à porter le maillot de l’équipe de France affronte la Suède, ce lundi (21h), au stade Chaban-Delmas…
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Elle est originaire du même quartier qu'un certain Zinédine Zidane, la Castellane.
  • Après le centre de formation de l'OL, Nadjma Ali Nadjim a un peu perdu le fil de sa carrière.
  • Elle a rebondit à Bordeaux et garde la Coupe du monde dans un coin de sa tête.

Décidément, la carrière de Nadjma Ali Nadjim ne sera jamais un long fleuve tranquille. Vendredi dernier, pour sa première sélection avec l’équipe de France féminine de football face à l’Allemagne à Bielefield, elle un tout vécu : une titularisation, une sortie à la mi-temps, une lourde défaite (4-0) et même un streaker qui traverse le terrain pendant la rencontre. Ce match, c’est un peu l’histoire de sa vie.

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« Je n’aimais pas jouer avec les filles »

C’est à l’âge de cinq ans que l’attaquante des Girondins de Bordeaux touche ses premiers ballons. Et ce n’est pas n’importe où : « Je suis originaire du quartier de la Castellane à Marseille, le même que Zinédine Zidane. Là-bas, tout le monde joue au foot. Moi, je suivais surtout mon grand frère sur les terrains. » Mais à 11 ans, elle doit quitter la cité phocéenne pour Lyon avec ses parents.

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Elle continue alors de vivre sa passion dans un petit club du quartier des Minguettes avant le premier grand virage dans sa carrière. « A 14 ans, je ne pouvais plus jouer avec les garçons et un recruteur de l’OL m’a sollicité », se souvient Nadjma Ali Nadjim. Elle intègre le centre de formation du meilleur club d’Europe chez les filles mais ce n’est pas évident pour celle qui « n’aimait pas jouer avec les filles ! » Et surtout, Nadjma Ali Nadjim rencontre ses premiers problèmes extra-sportifs.

Malgré quelques fulgurances, un début de carrière en dent de scie

Pourtant lorsque Nicolas Bach la voit jouer pour la première fois, il est persuadé qu’elle « sera titulaire à Lyon et même en équipe de France. Elle avait un énorme potentiel mais… » Mais, elle n’est pas conservée pas l’OL et l’entraîneur de Claix, club de deuxième division dans la banlieue de Grenoble, la récupère en 2012. L’aventure ne dure finalement que quelques mois : « Elle n’avait pas l’habitude de l’autorité et de la rigueur du haut niveau », explique-t-il.

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Après un détour par l’Autriche et surtout une grave blessure au genou (rupture des ligaments croisés), Nadjma Ali Nadjim est de retour à Claix. Le club fusionne avec le GF38 et c’est toujours aussi difficile pour Nicolas Bach : « Sur le terrain, elle faisait beaucoup différence, elle pouvait faire basculer une rencontre à elle toute seule. Malheureusement, il fallait aussi gérer son hygiène de vie, par exemple. J’ai plus eu un rôle d’éducateur que d’entraîneur. »

Le déclic ? La Coupe du monde en France !

Finalement, la jeune joueuse de 23 ans a enfin le déclic la saison dernière. La néo-internationale décide de se prendre en main car « il n’y a pas une footballeuse de haut niveau qui ne pense pas à la Coupe du monde 2019 en France. Désormais, je travaille tous les jours pour y être. » Depuis quelques mois, elle vit une ascension fulgurante avec sa signature aux Girondins cet été et sa première sélection en équipe de France.

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À Bordeaux, Nadjma Ali Nadjim espère enfin avoir trouvé l’endroit idéal pour exploser au plus haut niveau et montrer toutes ses qualités de vitesse et de dribble. Maintenant, il va falloir confirmer toutes ses promesses. À commencer par ce lundi soir, face à la Suède devant son public au stade Chaban-Delmas. Mais celle qui « a toujours su rebondir » l’assure, elle « ne lâchera jamais. » La Coupe du monde est à ce prix !