Equipe de France féminine: Sakina Karchaoui, la latérale de Montpellier est en pleine ascension

FOOTBALL FEMININ Alors que la France s’apprête à défier les Allemandes, championnes olympiques, elles peuvent compter sur la latérale gauche du MHSC, qui crève l’écran en Ligue des champions…

Jérôme Diesnis

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Sakina Karchaoui, ici en Ligue des champions féminines avec Montpellier, fait partie du groupe France qui défie l'Allemagne et la Suède.
Sakina Karchaoui, ici en Ligue des champions féminines avec Montpellier, fait partie du groupe France qui défie l'Allemagne et la Suède. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Sakina Karchaoui s’est imposée à Montpellier et en équipe de France sur le côté gauche de la défense.
  • Rapide, bonne dribbleuse, excellente contre-attaquante, elle a toutes les qualités des latéraux modernes.
  • La Montpelliéraine dispute les quarts de finale de la Ligue des champions avec le MHSC et fait partie du groupe France qui défie les championnes olympiques allemandes ce vendredi.

Là aussi, elle file devant tout le monde. Avec 18.700 followers, Sakina Karchaoui est la footballeuse montpelliéraine la plus suivie sur Twitter. L’accélération, le goût du dribble, la latérale gauche a ça dans le sang. « Longtemps on s’est demandé s’il fallait la positionner en latérale ou plus haut dans le couloir », évoque Jean-Louis Saez, son coach au MHSC.

L’entraîneur, tout comme Nicolas Delepine avant lui en U19 et les trois sélectionneurs qui l’ont appelée à tour de rôle en équipe de France (à seize reprises) ont fait le même choix : Sakina Karchaoui sera latérale gauche. Corinne Diacre, la sélectionneuse de l’équipe de France l’a intégré au groupe appelé à défier successivement l’Allemagne ce vendredi (18h) à Bielefeld, avant la réception de la Suède, lundi à Bordeaux.

« J’ai appris à aimer ce poste »

Un double rendez-vous phares face aux finalistes des JO de Rio. « Je ne considère pas du tout cette opposition contre l’Allemagne comme un match amical mais une préparation de la Coupe du monde 2019 », résume la sélectionneure.

Une défenseure moderne, contre-attaquante qui a apprivoisé ce poste, « à l’aimer, même si j’espère plus tard remonter d’un cran, sourit-elle. J’aime défendre, gagner les duels. J’y ai trouvé un équilibre ». En début de saison, elle a prolongé son contrat de trois ans au MHSC, jusqu’en juin 2020.

La jeune joueuse de 21 ans voulait « disputer la Ligue des champions avec son club formateur ». Montpellier s’est qualifié pour les quarts de finale après un double succès contre les Italiennes de Brescia en huitième de finale, notamment un succès 6-0 au match retour à la Mosson.

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Un seul écueil dans sa carrière rectiligne

Elles ne sont plus très nombreuses, les titulaires, à avoir franchi une à une les marches de la formation jusqu’aux pros. « C’est quelqu’un sur lequel on peut compter. Derrière sa réserve, elle est en fait très ouverte d’esprit », évoque Marion Torrent, elle aussi pouponnée au MHSC. La latérale droite ne tarit pas d’éloge sur son binôme, sa meilleure amie dans le vestiaire.

Arrivée de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, à douze ans et demi, Sakina Karchaoui n’a connu qu’un écueil dans sa carrière rectiligne : la Coupe du monde U20, achevée cet été sur un traumatisme crânien en demi-finale contre les Japonaises. « Je n’ai pas pu disputer la finale deux jours plus tard. C’est mon pire souvenir. »

Et s’il y a une chose qu’elle déteste, c’est le goût de l’inachevé… « Elle se fixe des objectifs et se donne les moyens d’y arriver. C’est loin d’être simple à son âge », conclut Marion Torrent. A 20 ans, Sakina Karchaoui est l’un des grands espoirs du foot féminin français.