Montpellier retrouve La ligue des champions féminine, sept ans après

FOOTBALL Le MHSC accueille les Russes de Perm, ce mercredi (20 h 45) à la Mosson, en 16e de finale aller de la Ligue des champions...

Jerome Diesnis

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Les féminines du MHSC, le 13 mai 2017, après un succès qui leur assurait une qualification en Ligue des champions, sept ans après.
Les féminines du MHSC, le 13 mai 2017, après un succès qui leur assurait une qualification en Ligue des champions, sept ans après. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Elles ont du gaz, elles ont la pêche, elles sont sympas, ce sont des rigolotes. Dans les moments de blues, quand on a envie de tout plaquer, c’est grâce à cet état d’esprit qu’on reprend un bon coup de boost. » Ces propos, Laurent Nicollin les a tenus en mai dernier lors de la victoire qui assurait la qualification des filles en Ligue des champions. « Elles font partie intégrante du club. Je les considère pleinement comme la seconde locomotive du club. »

Sept ans après une élimination en demi-finale contre les Suédoises d’Umea, ces retrouvailles avec l’Europe, en 16e de finale aller contre les Russes de Perm, sont une vraie récompense qui ne tient pas au hasard. « Nous sommes considérés à part entière dans le club. On dispose de bonnes conditions d’entraînement, d’une réelle politique de formation », souligne Jean-Louis Saez, le coach du MHSC.

Et la formation débute de plus en plus tôt. Alors que les U19 ont été sacrées à plusieurs reprises, le club s’est doté cette saison d’une équipe réserve en DH et fait évoluer ses U13 et U15 dans les championnats de garçons pour s’aguerrir.

Entre Lyon et Paris

Montpellier ne peut pas rivaliser avec les masses salariales de Lyon (contre qui elles ont perdu 5-0 ce week-end) ou Paris. Mais il a réussi à s’immiscer entre les deuxla saison dernière. « On n’est pas des génies mais on travaille sérieusement en formant et en essayant de recruter intelligemment, notamment des étrangères à des postes où nous sommes un peu en déficit », reprend Laurent Nicollin.

Champion de France en 2004 et 2005, le MHSC a lancé le processus de professionnalisation du foot féminin français, avant l’avènement de l’OL. Il retrouve le haut de l’affiche après avoir collectionné les places d’honneur.

C’est nouveau, les meilleures ne vont plus renforcer Paris ou Lyon

En parvenant à franchir ses meilleurs éléments, Montpellier a franchi un cap. « Sofia Jackobsson a prolongé alors qu’elle était courtisée par Paris, même chose par Stina Blackstenius qui a préféré signer chez nous », détaille Laurent Nicollin.

La totalité du groupe a poursuivi l’aventure au MHSC. Certaines comme Sandie Toletti ou Sakina Karchaoui, après des envies d’ailleurs, sont restées, motivées à l’idée de vivre l’aventure européenne. C’est nouveau, les meilleures joueuses ne partent plus renforcer Paris et Lyon. « On peut travailler dans la durée », conclut Jean-Louis Saez.