Affaire Al-Khelaïfi: Soupçonné de «corruption privée active», le président du PSG est entendu par la justice suisse

FOOTBALL Le directeur de beIN Media est à Berne pour son audition devant le ministère public de la Confédération suisse (MPC)…

A.L.G.

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Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, lors du tirage au sort de la Ligue des champions, le 24 août 2017.
Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, lors du tirage au sort de la Ligue des champions, le 24 août 2017. — VALERY HACHE / AFP

Soupçonné par les autorités suisses, en sa qualité de directeur du groupe beIN Media, Nasser Al-Khelaïfi, de « corruption privée active » dans le cadre de l’acquisition des droits télé des Mondiaux de foot 2026 et 2030 (pour les zones du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord), le président du PSG sera entendu aujourd’hui mercredi par le ministère public de la Confédération suisse (MPC).

Treize jours de rab pour Al-Khelaïfi

Alors que son audition aurait pu se faire le 12 octobre, jour où les locaux de beIN Sports, à Boulogne-Billancourt, ont été perquisitionnés par deux magistrats du parquet national financier (PNF), ainsi qu’un homologue suisse et des enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), Nasser Al-Khelaïfi ne se trouvait pas en France mais à Doha. Voilà pourquoi son audition, qui débute mercredi à Berne à 9h30 et pourrait ne se terminer qu’en fin d’après-midi, a été repoussée de treize jours.

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Accompagné de son avocat Me Francis Szpiner, ainsi que deux de ses confrères suisses, Nasser Al-Khelaïfi devra répondre des accusations du MPC qui le soupçonne d’avoir accordé des « avantages indus » à Jérôme Valcke, ex-secrétaire générale de la Fifa, pour l’octroi des droits télé des Mondiaux 2026 et 2030.

A la fin de son audition, le président du Paris Saint-Germain pourra attendre longtemps avant de connaître le fin mot sur cette affaire puisque l’instruction devrait durer au moins jusqu’au printemps prochain, si ce n’est plus (on parle d’un an voire plus).