Tour de France 2018: Les seize trucs cool dont on rêve déjà après la présentation du parcours

CYCLISME Le tracé du Tour de France 2018 a été révélé mardi...

W.P.
— 
Le tracé du Tour 2018
Le tracé du Tour 2018 — AP/SIPA

2018 sera une année de Coupe du monde de football. Pour être à la hauteur de l’événement et ne pas se faire engloutir par le monstre, l’organisation du Tour de France se devait de trouver la parade. Evidemment, Christian Prudhomme et ses équipes ne sont pas omnipotents. A la fin, ce sont les coureurs qui décident si la course sera extraordinaire ou non. Mais au sortir de la présentation de la Grande boucle 2018, on ne peut qu’admirer le boulot abattu, et saliver en attendant le 7 juillet prochain. Au doigt mouillé, voilà les 16 trucs cools qui ressortent après cette matinée de gala.

- C’est un Tour complet : on commence par des gros coups de bordure - interrompus par un chrono par équipes - on enchaîne sur les pavés de Paris-Roubaix et on s’envole vers la haute montagne avant de conclure sur un contre-la-montre individuel au Pays Basque. Tout y est.

- La première semaine ne sera pas si chiante que ça : A première vue, on s’est dit que les jours bretons de ce Tour 2018 seraient propices à la sieste. En dehors des bordures et du chrono, l’étape Lorient-Quimper devrait nous réserver un spectacle sympa, sans oublier la double-ascension de Mûr de Bretagne, dont la seconde constituera l’arrivée de la 6e étape.

- Il y aura très peu de répit : Dès que le peloton arrivera dans les Alpes, il aura très peu de temps pour souffler. Il y a bien cette transition entre le massif alpin et les Pyrénées, mais à l’exception des arrivées à Valence et Carcassonne, rares seront les moments de flottement. Spectateurs, ne comptez pas trop sur les siestes cette année.

- Pas de montagne « inutile » : Souvenez-vous, en juillet dernier, Romain Bardet attaquait seul dans la descente vers Chambéry. Comble de la frustration, une quinzaine de kilomètres de plat inexplicablement placés en fin d’étape venaient ruiner le travail du Français, qui aurait pu s’en sortir avec 10-15 secondes d’avance sans cette portion. En 2018, rien de tout ça. On finit en haut, ou en bas. Point barre.

>> A lire aussi : Tour de France 2018: On partirait pas sur le tracé le plus dur de ces 50 dernières années?... Revivez la présentation du parcours...

- Des équipes de 8 coureurs : Ce n’est pas propre à la Grande boucle mais on souligne cette nouveauté car non seulement elle améliore la sécurité du peloton - c’est le but premier du passage à 8 - mais en plus elle enlève un équipier à Chris Froome. Et ça, c’est forcément bon pour le suspense.

- Un mini Paris-Roubaix le jour de la finale du Mondial 2018: Et vous voulez savoir la meilleure ? La finale de la Coupe du monde se jouera à 17h. Pour peu que le peloton traîne sur les pavés, il vous faudra préparer un multiplex sport historique. pour ne rien louper.

- La folie du plateau des Glières : Deux kilomètres en gravier et un profil monstrueux au milieu d’une étape qui pique. Cockatil parfait.

- Deux étapes-éclair : Additionnez le total de kilomètres des 11e et 17e étapes et vous obtenez un total de 173 bornes, et sans doute autant d’attaques de Pierre Rolland.

- L’Alpe d’Huez est de retour : Après deux ans sans les 21 virages de l’Alpe, le voilà de retour en tant que théâtre de l’arrivée d’une 12 étape marquée par les ascensions dantesques de la Madeleine ainsi que la Croix de Fer. Sympa.

-Un nouveau « Tourmalet » qui envoie du rêve : C’est ainsi que Christian Prudhomme a présenté ce « nouveau » col. Avec ses 16 km et ses 8,7 % de pente, on se demande encore comment on l’avait pas encore trouvé, le monstre.

- Un contre-la-montre individuel improbable : Désolé pour les rouleurs, mais le seul chrono individuel de ce Tour 2018 ne sera certainement pas pour eux. Pour s’imposer, il faudra réussir à passer les bosses. Parce qu’au km 28 (sur 31), un mur de 900 mètres à 10 % se présentera à eux. Et bon courage hein.

- Les leçons de l’année dernière ont été retenues : Les étapes courtes, Peyragudes et le CLM de veille d’arrivée sont autant de bonnes surprises de l’édition 2017 que l’on retrouvera dans 262 jours. Et ça, c’est top.

- Les paysages seront à la hauteur de l’événement : Entre les lacets de Montvernier, ce magnifique barrage dont on a scandaleusement oublié le nom et Carcassonne, qui fêtera les 20 ans de son entrée au patrimoine mondial de l’Unesco, l’hélico du Tour va nous envoyer du rêve en full HD l’été prochain.

- Les coureurs ont l’air emballés : « Ça sera un Tour très montagneux », s’est satisfait Thibaut Pinot au micro d’Eurosport. De même pour Romain Bardet qui estime que ce parcours « va dans le sens de rendre la course aux coureurs. Je suis content. » Enfin, Tony Gallopin envoie carrément ses félicitations aux organisateurs.

- C’est un Tour pour Alberto Contador : Et avec un peu de chance, l’Espagnol ne résistera pas à la tentation de renfourcher son vélo pour un dernier Tour. Allez, pistolero, viens, viens !

[Bonus] Le truc qu’on pourrait croire cool mais qui ne l’est pas : L’arrivée à Espelette qui engendrera une centaine de jeux de mots foireux de nous autres journalistes.