France-Biélorussie: Du coup, les Bleus y vont avec quelle ambition à la Coupe du monde ?

FOOTBALL On y va pour la gagner ou bien?..

Au Stade de France, Nicolas Camus
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Hugo Lloris et Raphaël Varane fêtent la qualification de la France à la Coupe du monde, le 10 octobre 2017 au Stade de France.
Hugo Lloris et Raphaël Varane fêtent la qualification de la France à la Coupe du monde, le 10 octobre 2017 au Stade de France. — Christophe Ena/AP/SIPA
  • L’équipe de France s’est qualifiée pour la Coupe du monde en battant la Biélorussie.
  • Les joueurs livrent à chaud leurs ambitions pour ce grand rendez-vous.

On est désolés pour les Bleus, qui se seraient bien contentés de savourer tranquillement la qualification après la victoire contre la Biélorussie, mais la question nous brûlait les lèvres, mardi, dans les couloirs du Stade de France. Avec quelle ambition l’équipe de France peut-elle aborder la Coupe du monde, l’été prochain ?

La question est éminemment compliquée, on en a parfaitement conscience, car elle engage nombre de paramètres - le talent des joueurs, leur vécu, leur jeunesse, leur manque global de maîtrise, les aléas de la saison en cours, la concurrence. Mais ce qu’on voulait, c’est sonder l’état d’esprit général des troupes.


Globalement, il est à la prudence. Normal, après une campagne de qualifications pour le moins irrégulière dans le contenu. Et puis on ne s’attendait pas non plus à voir les Bleus imaginer la fête qu’ils feront le 15 juillet prochain à Moscou une fois le trophée en mains. Seul Lucas Digne s’est un peu mouillé, finissant par lâcher à des confrères têtus qu’il y avait en tout cas le talent pour.Corentin Tolisso arrive pas loin derrière. « On fera tout pour aller au bout, mais je pense que toutes les grandes nations du foot vont à la Coupe du monde pour la remporter si non ça sert à rien d’y aller », dit le Bavarois.

Un point pour lui. Didier Deschamps nous fait la même, l’ironie en plus. « On va y aller pour faire de la balade, comme d’habitude », s’agace légèrement le sélectionneur, avant de faire un état des lieux rapide de la concurrence : « Aujourd’hui, il y a des nations qui ont de l’avance, au moins deux Européennes et une Sud-Américaine. Elles ont enchaîné de grandes compétitions, ont plus d’expérience ». Vous aurez reconnu l’Allemagne, l’Espagne et le Brésil.

En fait, l’ambition raisonnable pour une équipe quart de finaliste en 2014 et vice-championne d’Europe deux ans plus tard serait déjà d’atteindre le dernier carré. « J’ai forcément envie de faire mieux qu’au Brésil, avance Olivier Giroud. On a l’équipe pour avoir cette ambition, maintenant il y a encore de longs mois qui vont s’écouler d’ici à juin. » Merci pour la transition Olivier, papa Blaise arrive pour finir le boulot : « Il peut se passer beaucoup de choses, des blessures, on l’a vu avec des cadres comme Pogba, Mendy, Kanté. Il faut attendre pour voir où on pourra se situer, c’est trop tôt pour en parler ». C’est vrai, mais attention quand même, huit mois ça passe très vite.