Paris 2024: «Nous ne serons pas capables de soumettre un projet pour 2028» estime Tony Estanguet

OLYMPISME Le coprésident du comité de candidature de Paris 2024 répond aux rumeurs...

20 Minutes avec AFP

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Tony Estanguet dans les bras d'Emmeline Ndongue, sous les yeux d'Anne Hidalgo, à la fin de la visite du CIO sur la candidature de Paris pour les JO 2024.
Tony Estanguet dans les bras d'Emmeline Ndongue, sous les yeux d'Anne Hidalgo, à la fin de la visite du CIO sur la candidature de Paris pour les JO 2024. — FRANCK FIFE / AFP

«Le plus tôt sera le mieux», a expliqué Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature Paris 2024, alors que le Comité international olympique (CIO) planche vendredi sur une éventuelle double attribution des Jeux 2024 et 2028 entre Paris et Los Angeles.

Les quatre vice-présidents du CIO, chargés d'étudier la faisabilité d'une telle démarche, doivent présenter leur rapport à Lausanne devant la Commission exécutive, avant de soumettre une recommandation aux membres.

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L'idée d'une double attribution 2024 et 2028 est étudiée par le CIO vendredi. Serait-ce frustrant d'obtenir l'organisation des Jeux 2024 ou 2028 de cette façon ?

J'ai appris qu'une victoire, c'est une victoire. Notre seul objectif, c'est de ramener ces Jeux à Paris en 2024. C'est le mandat, la mission. Tout ce qui est en train de se dire, s'écrire et s'organiser, ce n'est possible que parce qu'on est bons, parce qu'on met la pression pour que, quel que soit le scenario, on gagne. Je me méfie de tout ce qui se dit et s'écrit, parce que je ne veux pas qu'on risque de se relâcher. Peut-être que ça ne se fera pas (la double attribution, NDLR), et je ne veux pas qu'à l'arrivée, on perde d'une voix parce qu'on se serait vu gagnant. Aujourd'hui, rien n'est fait, et ma responsabilité c'est de garder la pression. Je serai très content si on gagne, à Lima (le 13 septembre) ou avant. Le plus tôt sera le mieux. On se doit de ramener ces Jeux, c'est une responsabilité».

Pensez-vous qu'une double attribution serait une bonne chose pour le mouvement olympique ?

Je pense que c'est intéressant de prendre en considération cette nouvelle situation, de trouver un accord gagnant-gagnant, de trouver probablement la meilleure solution pour le mouvement olympique, avec deux bonnes villes. On a rencontré les quatre vice-présidents du CIO au Danemark (en avril, NDLR) quand ils nous ont présenté pour la première fois l'idée. Ils nous ont proposé cette nouvelle façon de voir les choses pour le mouvement olympique. Nous sommes ouverts à cela, mais nous devons aussi considérer que nous ne serons pas capable de proposer un projet pour 2028.»

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Pour quelle raison le projet de Paris 2024 n'est pas envisageable pour 2028 ?

Ce que l'on sait, c'est que pour le Village olympique nous ne disposerons pas du terrain pour 2028. Nous avons rencontré les propriétaires des terrains (dans le nord de la région parisienne, NDLR) et ils ont été clairs: ils gardent le terrain jusqu'en septembre dans l'optique de 2024, mais il est impossible d'obtenir le terrain pour 2028. Nous perdrons donc cette partie, qui est un point clé de notre concept.»