Vendée Globe: Les six moments les plus marquants de la course

VOILE Armel Le Cléac’h devrait remporter la course en solitaire jeudi en fin d’après-midi…

Romain Baheux

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Photo prise le 7 décembre 2016 par Kito de Pavant lors d'une avarie sur son bateau (illustration).
Photo prise le 7 décembre 2016 par Kito de Pavant lors d'une avarie sur son bateau (illustration). — Kito de Pavant / VENDEE GLOBE / AFP

N’allez pas le dire à Sébastien Destremeau, la lanterne rouge du Vendée Globe, mais pour nous, la célèbre course en solitaire va quand même un peu s’achever avec la probable victoire d’Armel Le Cléac’h jeudi en fin d’après-midi. Comme on se doute que vous n’avez pas tout suivi depuis le départ des Sables-d’Olonne début novembre, on a sélectionné nos six moments les plus marquants de l’épopée autour du monde.

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Le demi-tour et le second départ de Didac Costa

La tuile, et la belle. Quelques heures après le départ de la course, Didac Costa est contraint de faire demi-tour vers les Sables d’Olonne en raison de l’inondation du compartiment moteur de son bateau. Comme le règlement le lui permet, le marin espagnol se fait assister, notamment par les pompiers du port vendéen. Quatre jours après le départ officiel, Didac Costa reprend la mer. Quinzième sur dix-huit participants encore en lice, il se dirige maintenant vers le Cap Horn.

Le cœur de Tanguy de Lamotte

Le 28 novembre, le skipper français est le premier marin à officiellement abandonner la course après une longue remontée depuis le Cap-Vert. Mais au large des Sables d’Olonne, de Lamotte effectue de curieuses manœuvres en mer. On finit par comprendre : il dessine un cœur en hommage à son sponsor, Initiatives cœur. Joli.

La descente folle dans l’Hémisphère Sud

C’est le jour où l’expression « Formule 1 des mers » a pris tout son sens. Le 24 novembre, Alex Thomson franchit le cap de Bonne-Espérance, synonyme de passage de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien. Le Gallois pulvérise ainsi de cinq jours le record établi quatre ans auparavant par Armel Le Cléac’h. Wahou.

Le sauvetage de Kito de Pavant

Grosse inquiétude sur le Vendée. Le 6 décembre, Kito de Pavant signale une voie d’eau sur son bateau. Le skipper envoie rapidement un signal de détresse et se retrouve à attendre les secours au large des îles Kerguelen. Secouru le lendemain par un navire ravitailleur, le Marion Dufresne, Kito de Pavant doit abandonner son bateau en mer.

La remontée d’Alex Thomson

Quand Armel Le Cléac’h vire avec plus de 700 milles d’avance sur Alex Thomson au Cap Horn, on se dit que le Français va vivre une remontée de l’Atlantique tranquille jusqu’aux Sables d’Olonne. Pas du tout. Malgré un foil de moins, le Gallois bombe et remonter sur Le Cléac’h, pris dans un anticyclone au large de l’Uruguay. La course est relancée avant le passage de l’Equateur.

Le sprint final

On a vibré presque jusqu’au bout. Encore grâce à Alex Thomson, qui s’offre un record de distance parcourue en 24h avec 994 km laissés derrière son bateau. Mercredi, le Gallois revient ainsi à une trentaine de milles de Le Cléac’h et on se dit qu’on va peut-être assister à une arrivée au sprint lors de l’ultime journée. Finalement, le Français reprend un peu ses aises dans la nuit et s’envole vers les Sables d’Olonne. Prêt à accueillir son nouveau vainqueur.