Vendée Globe: Une fenêtre météo idéale comme «il y en a une tous les dix ans»... Thomson file vers un record... Le journal de la course

VOILE A cette allure-là, on est bientôt au Cap de Bonne-Espérance... 

N.C.

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Vincent Riou est dans le peloton de tête du Vendée Globe mais loin derrière le leader Alex Thomson, le 19 novembre 2016.
Vincent Riou est dans le peloton de tête du Vendée Globe mais loin derrière le leader Alex Thomson, le 19 novembre 2016. — DAMIEN MEYER / AFP

Ça file, ça file vers le cap de Bonne-Espérance. Les leaders du Vendée Globe bénéficient de conditions météorologiques parfaites pour descendre l’Atlantique. Alex Thomson en profite pour accentuer son avance sur ses poursuivants. Derrière, les ennuis commencent…

30 piges qu’on suit la voile, on n’a jamais vu ça

Les spécialistes sont formels. Des conditions météo comme celle qui accompagnent les skippeurs de tête depuis le départ de la course, c’est exceptionnel. Une fenêtre comme ça, « il y en a une tous les dix ans et encore », comme on peut le lire dans Libé ce samedi. Du coup, les bateaux foncent depuis les côtes brésiliennes vers le Cap de Bonne-Espérance à des vitesses folles. Alex Thomson (Hugo Boss), plus que jamais leader, devrait pulvériser le record de distance sur 24 heures incessamment. Ses poursuivants Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Vincent Riou (PRB), Morgan Lagravière (Safran) et Paul Meilhat (SMA) en profitent aussi, mais les écarts se creusent trèèèèès rapidement.

Le classement à 15h

1. Alex Thomson

2. Armel Le Cléac’h à 125 milles

3. Sébastien Josse à 130 milles

4. Vincent Riou à 190 milles

5. Morgan Lagravière à 228 milles

Bertrand de Broc dans la panade

Le skippeur de MACSF a décidé vendredi soir de se dérouter vers l’île brésilienne de Fernando de Noronha à la suite de vibrations « assourdissantes ». Dans un communiqué, il est expliqué que le skipper français entend ces bruits « depuis quelques jours » et que ceux-ci font suite à « un choc subi au large du Portugal ». Il devait inspectera la coque de son bateau ce samedi.

Le reste du peloton va souffrir

Si les leaders profitent de si belles conditions, ceux qui sont derrière vont voir se refermer sur ceux cette fenêtre. Et ça va claquer fort. Il va donc y avoir deux courses dans ce Vendée. Parmi les retardataires, ne reste plus dans le Pot au Noir que Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean). Leur progression vers le sud s’annonce très laborieuse et par à-coups. Certains s’offrent tout de même des petits plaisirs.

Et Didac dans tout ça ?

L’Espagnol, qui avait été contraint de rentrer aux Sables trois jours pour réparer dès le début de course, continue de galérer. Il aborde ce samedi l’archipel du Cap-Vert avec un vent modéré qui va l’handicaper. Son Pot au Noir « pourrait être le pire de toute la flotte », selon le PC course. Quand ça veut pas…