Jeux Paralympiques: Pourquoi vous n’avez pas le droit de passer à côté
RIO 2016•La cérémonie d’ouverture, ce soir à 23h, marque le début des 15es Jeux réservés aux handicapés…J.L.
Les nuits sans sommeil de cet été brésilien sont encore toutes fraîches dans nos têtes, et voilà qu’il . Vous avez un travail et pas que ça à faire ? C’est bien dommage, parce que nous, on sait déjà qu’on va mettre France TV en boucle jusqu’au 18 septembre, date de la cérémonie de clôture, et vibrer au moins aussi fort que devant le canasson à la mi-août. 20 Minutes vous explique pourquoi il faut se passionner pour les athlètes handicapés à Rio.
- Parce que les Jeux ont lieu, déjà, et franchement, c’était pas gagné
On exagère ? A peine. Pour la faire courte, le comité d’organisation des Jeux pour les valides, dépassé par les dépenses imprévues, a tapé dans la caisse des paralympiques pour arriver au bout de la quinzaine sans drame au mois d’août, quand des informations affolantes venaient renforcer l’idée d’un four monumental en perspective.
Depuis, l’affaire s’est un peu améliorée. Dans l’urgence, et après avoir d’abord été empêchée par une justice soucieuse de la bonne gestion des deniers publics (42,4 millions d’euros) et le gouvernement brésilien 100 millions de reais (27,4 millions d’euros) supplémentaires via des parrainages d’entreprises publiques. Quant aux billets, plus de la moitié avait trouvé preneur vendredi dernier (1,4 million sur 2,5) grâce à une politique de prix cassés sur le tard (3 euros l’unité). Il y aura des places vides, .
- Parce qu’il y aura des belles histoires
Les Jeux paralympiques, encore plus que les JO, incarnent le dépassement de soi comme jamais. Deux histoires qui ont retenu notre attention, entre toutes celles qu’on découvrira dans les prochains jours
Le Bélarusse Alexander Triput, doré chez les malvoyants en 2004, après avoir voulu réparer une antenne de télé. Chute de quatre étages, colonne vertébrale brisée, et fauteuil roulant à vie. Qu’à cela ne tienne Il est de retour pour lancer de javelot au sein de l’équipe d’athlètes en chaise roulante.
La Belge Marieke Vervoort, , participera à sa dernière compétition à Rio. Victime d’une grave maladie dégénérative incurable, : « J’arrêterai ma carrière après Rio, a-t-elle confié à France 2. Après, nous verrons bien ce que la vie m’apportera et j’essayerai de profiter des meilleurs moments. Je commence à penser à l’euthanasie. Malgré ma maladie, j’ai pu vivre des choses dont les autres ne peuvent que rêver. »
a- Parce que les Russes ne seront VRAIMENT pas là
Sur le dossier du dopage généralisé des athlètes russes à Londres et à Sotchi dévoilé en juillet par le rapport McLaren, le comité paralympique a eu dix fois plus de « balls » que le CIO. Aucun athlète n’a été autorisé à participer aux épreuves,, comme certains l’avaient demandé à Moscou.
Poutine s’est énervé, évidemment, dénonçant une « décision en dehors de toute justice, morale et humanité », mais le TAS russes dans la foulée. C’est toujours des cadavres cachés dans le placard en moins pour plus tard.
- Parce qu’il y aura aussi des scandales comme on les aime
Le dopage n’est pas l’apanage des valides. Parmi les handicapés, il existe, paraît-il une méthode en vogue pour gagner des médailles. . En gros, cette pratique concerne les sportifs atteints d’une lésion de la moelle épinière et consiste à s’automutiler pour augmenter la pression sanguine. Chocs électriques, saignées, cuissardes trop serrées sur les membres inférieurs, torsion ou écrasement des testicules, fracture du gros orteil, les volontaires sont très imaginatifs. Et ils n’ont pas peur de se faire mal.
La multiplication des catégories pour prendre en compte toutes les sortes de handicap reconnues – il y aura 15 finales du 100m différentes, invite aussi à la triche administrative, , mais en fait pas vraiment. Cela dit, de basket de 2000 sur le sujet, catégorie déficients mentaux. Elle avait mis des roustes à tout le monde jusqu’à ce qu’on découvre que 10 joueurs sur 12 ne souffraient d’aucun handicap et que personne n’avait eu l’idée de les tester. Depuis, il faut avoir moins de 75 de QI pour rentrer dans les clous.
- Parce que les médailles françaises vont tomber de partout
Seulement 16e du classement final à cause de son petit nombre de médailles d’or (8), la délégation tricolore avait tout de même ramené 45 breloques de Londres. La rédac’vous conseille de miser sur ces deux-là en priorité.
- Michaël Jérémiaz (tennis en fauteuil). Quare fois médaillé aux Jeux, le porte-drapeau des Bleus est un type drôlement rigolo en plus.
- Marie-Amélie Le Fur (athlétisme). Elle vise l’or dans quatre épreuves ‘100m, 200m, 400m, longueur). Mieux qu’Usain Bolt.
- Parce qu’il y a des sports de dingue que vous n’avez jamais vu
Vous connaissez le goalball ? Vous devriez.. Une sorte de mélange entre le ballon prisonnier, le foot et le hand. Un sport réservé aux non-voyants et malvoyants, qui consiste à marquer des buts avec un ballon contenant des grelots en le lançant à la main. Regardez, c’est génial.
, un équivalent de la pétanque avec des boules en mousse et une liberté totale pour le lanceur, qui peut utiliser toutes les parties de son corps pour lancer ses boules.
- Parce que les Jeux paralympiques ont aussi leur Michael Phelps
Le nageur américain, entré un peu plus dans la légende à Rio (22 médailles d’or en tout) a presque son pendant chez les nageurs paralympiques. Le Brésilien Daniel Dias depuis le début de sa carrière, dont dix en or. Il vise le cap de la vingtaine à la maison, où il s’est qualifié dans six épreuves individuelles. Ça devrait faire du bruit.


















