JO 2016: 100m gâché, finale sous le cagnard et calendrier mal foutu, le grand n’importe quoi de l’athlétisme à Rio
JEUX OLYMPIQUES•On en voit des belles au stade olympique…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Rio,
Si c’est ça le sport roi des JO, on plaint les valets. Si les organisateurs ne sont pas entièrement responsables des tribunes vides de l’athlétisme, on a quand même quelques trucs à leur reprocher. Parce que franchement, on voit tout et n’importe quoi depuis le début des épreuves vendredi. Liste du gâchis.
Un 100m gâché par le peu de temps récup
C’est LE grand moment des JO, celui regardé par des milliards de téléspectateurs. Fort logiquement, on pourrait penser qu’on tente de fournir le meilleur spectacle possible pour le 100 m. Ben non. Un petit malin a eu la riche idée de ne laisser qu’une heure de repos entre la dernière demi-finale et la finale, rompant l’habitude de leur accorder deux fois plus.
« C’était vraiment stupide, tacle Usain Bolt, vainqueur avec son plus mauvais temps dans une finale olympique (9’81). Cela explique pourquoi la course a été lente. J’ai dû courir jusqu’au stade d’échauffement et repartir presque aussitôt. J’étais cuit au départ. » Allez chercher le responsable du côté de la chaîne américaine NBC, qui a donné ses consignes.
L’idée du siècle, une finale de demi-fond dans la fournaise
Mercredi, peu avant midi. Le départ de la finale du 3.000 m steeple est donné sous un bon 30 C°. Le stade est une petite fournaise où les athlètes tentent de gérer la chaleur comme ils peuvent. Ulcéré, notre -finalement- médaillé de bronze de la distance Mahiedine Mekhissi s’emporte en zone mixte.
« Ceux qui ont fait les programmes, je ne sais pas comment ils s’y sont pris, peste le Français. Mettre une finale à cette heure-là, ils ne respectent pas les athlètes. Ça doit se courir le soir. Là, ils mettent notre santé en danger. »
La courte nuit de Mélina Robert-Michon
Mieux vaut ne pas être du genre à mettre du temps à s’endormir. Lundi soir, les athlètes engagées dans les qualifications du lancer du disque féminin ont dû presser les soins et les passages devant la presse pour rejoindre leur hôtel. Pourquoi ? Ben parce que la finale était programmée le lendemain matin.
Si elle n’a pas fait des caisses sur le sujet,la médaillée d’argent Mélina Robert-Michon a retweeté un post d’un de nos confrères de L’Equipe, dénonçant l’absurdité de la chose. La prochaine fois, faisons tout d’un coup, ça ira encore plus vite hein.
Un concours de la perche plombé par des soucis techniques
La pluie avait déjà retardé le début du concours de saut à la perche de Renaud Lavillenie. Les soucis mécaniques n’ont pas arrangé les choses. Pendant de longues minutes, on n’a pas trop su comment remonter la perche. Embêtant quand même.
« Si on veut mettre un Scud, on peut dire que c’était du matériel de merde avec des poteaux qui tombent en panne », a taclé l’entraîneur du Français Philippe d’Encausse. Oui, on peut le dire.


















