JO de Sotchi: La Russie aurait mis un place un «système de dopage d'Etat sécurisé»

DOPAGE Le rapport Mc Laren commandée par l'Agence mondiale antidopage confirme les allégations du New York Times...

J.L. avec AFP

— 

Le Black Sea resort de Sotchi, un an après les JO d'hiver, en janvier 2015.
Le Black Sea resort de Sotchi, un an après les JO d'hiver, en janvier 2015. — Dmitry Lovetsky/AP/SIPA

Les laboratoires antidopage de Moscou et Sotchi ont protégé les sportifs russes dopés, dans le cadre d’un « système de dopage d’Etat sécurisé » « dirigé, contrôlé et supervisé » par le ministère des Sports russe, « avec l’aide active du FSB, les services secrets russes », a accusé le rapport McLaren lundi.

Ce document d’une centaine de pages, commandé en mai par l’Agence mondiale antidopage (AMA) après les accusations de l’ancien patron du laboratoire russe antidopage Grigori Rodtchenkov sur un système de dopage organisé lors des JO d’hiver de Sotchi 2014, a été présenté par son auteur, le juriste canadien Richard McLaren, lundi à Toronto au Canada.

Des échantillons échangés

Evoquant très précisément le cas des Jeux olympiques de Sotchi, l’enquête indépendante diligentée par Richard McLaren démontre qu’entre le 10 septembre et le 10 décembre 2014, soit dans la période précédant les Jeux, quand sont pratiqués les contrôles ciblés, les échantillons stockés dans le laboratoire de Moscou ont été échangés.

>> A lire aussi: Les athlètes russes n'ont «aucune chance» d'aller aux JO de Rio

Selon le rapport, le ministre des sports Vitaly Moutko contrôlait ces opérations avec l’assistance des services secrets russes. Ce « système d’escamotage des échantillons positifs » aurait été instauré dès 2011 par la Russie et aurait duré jusqu’en août 2015, au bénéfice d’athlètes russes de nombreux sports olympiques d’été et d’hiver lors de compétitions internationales organisées en Russie.

>> A lire aussi: Le ministère des Sports russe aurait ordonné de cacher des résultats positifs aux Mondiaux d'athlétisme 2013