«Panama Papers»: Michel Platini affirme être clean et renvoie au fisc suisse

FOOTBALL Le président de l'UEFA est cité dans une enquête sur les paradis fiscaux...

R.B. avec AFP

— 

Michel Platini le 7 janvier 2016.
Michel Platini le 7 janvier 2016. — AP/SIPA

Michel Platini, dont le nom est cité dans une gigantesque enquête sur les paradis fiscaux, renvoie vers « l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007 », selon un communiqué transmis dimanche à l’AFP.

Cette enquête se base sur quelque 11,5 millions de documents, regroupés sous la dénomination « Panama papers », qui proviennent tous du cabinet d’avocats Mossack Fonseca.

>> A lire aussi : Comment l'immense système d'évasion fiscale a été mis au jour

Une société domiciliée au Panama

Michel Platini aurait eu recours aux services de ce cabinet d’avocats en 2007, l’année où il a été désigné président de l’UEFA, pour administrer une société au Panama selon cette enquête réalisée par plus de 100 journaux, qui vise des personnalités de premier plan, parmi lesquels le cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine, ou encore Lionel Messi.

« Suite aux informations diffusées dans le cadre de l’enquête dite des "Panama Papers", Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en charge de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs est connue de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007 », a fait savoir le service de communication de M. Platini, dans un texte transmis à l’AFP dimanche soir.

« Par ailleurs, (M. Platini) réserve tous ses droits quant à d’éventuelles fausses informations, allégations ou propos diffamatoires qui seraient publiés dans le cadre de ce travail journalistique », conclut ce communiqué.

M. Platini attend le verdict en appel du Tribunal arbitral du sport (TAS) au sujet des six ans de suspension de toute activité liée au football qu’il conteste dans le cadre des fameux 1,8 millions d’euros versés sans contrat écrit par Sepp Blatter, également suspendu par la Fifa.

>> A lire aussi: Lionel Messi pourrait porter plainte dans l'affaire des «Panama Papers»