Selon les « Panama Papers », Michel Platini administrerait une société offshore

FOOTBALL L’ancien n°10 des Bleus se serait appuyé sur des avocats de Mossack Fonseca pour la créer…

B.V.

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Michel Platini à la sortie du tribunal arbitrao du sport le 8 décembre 2015 à Lausanne

Michel Platini à la sortie du tribunal arbitrao du sport le 8 décembre 2015 à Lausanne — FABRICE COFFRINI AFP

C’est l’un des premiers noms cités par les « Panama Papers ». La gigantesque fuite de données du cabinet d’avocat Mossack Fonseca concernerait Michel Platini, selon Le Monde. Le quotidien du soir, qui a mené l’enquête avec 106 autres rédactions à travers la planète, révèle ce dimanche soir que Michel Platini posséderait une société offshore créée au Panama en 2007 avec l’appui des avocats de Mossack Fonseca.

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Balney Enterprise Corp, dont Platini aurait reçu le « pouvoir général et permanent » le 27 décembre - soit trois semaines après sa création, serait « toujours active et répertoriée au registre du commerce panaméen. » Le Monde précise qu’elle détient un compte à la banque suisse Eric Sturdza, basée à Genève. Reste à savoir l’essentiel, c’est-à-dire à quoi sert cette « Balney Entreprises Corp. » et que fait Michel Platini à ses manettes. Rappelons que rien n’indique que Michel Platini a enfreint la loi, la pratique des comptes offshore pouvant être tout à fait légitime.

« Tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses »

S’il n’a pas répondu lui-même aux sollicitations du Monde, l’ancien joueur de Saint-Etienne a transmis une réponse via son conseiller Jean-Christophe Alquier. « Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses, je n’ai pas d’autres choses à ajouter, a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque. » Cette dernière, contactée par Le Monde, n’a « pas pu répondre », le quotidien précisant qu’elle semblait « découvrir le nom de la société offshore ».

Des informations que Platini a réitérées quelques minutes plus tard dans un communiqué. « Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en chage de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007. »