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Selon les « Panama Papers », Michel Platini administrerait une société offshore

Selon les « Panama Papers », Michel Platini administrerait une société offshore

FOOTBALLL’ancien n°10 des Bleus se serait appuyé sur des avocats de Mossack Fonseca pour la créer…
Bertrand Volpilhac

B.V.

C’est l’un des premiers noms cités par les « Panama Papers ». La gigantesque fuite de données du cabinet d’avocat Mossack Fonseca concernerait Michel Platini, selon Le Monde. Le quotidien du soir, qui a mené l’enquête avec 106 autres rédactions à travers la planète, révèle ce dimanche soir que Michel Platini posséderait une société offshore créée au Panama en 2007 avec l’appui des avocats de Mossack Fonseca.

Balney Enterprise Corp, dont Platini aurait reçu le « pouvoir général et permanent » le 27 décembre - soit trois semaines après sa création, serait « toujours active et répertoriée au registre du commerce panaméen. » Le Monde précise qu’elle détient un compte à la banque suisse Eric Sturdza, basée à Genève. Reste à savoir l’essentiel, c’est-à-dire à quoi sert cette « Balney Entreprises Corp. » et que fait Michel Platini à ses manettes. Rappelons que rien n’indique que Michel Platini a enfreint la loi, la pratique des comptes offshore pouvant être tout à fait légitime.

« Tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses »

S’il n’a pas répondu lui-même aux sollicitations du Monde, l’ancien joueur de Saint-Etienne a transmis une réponse via son conseiller Jean-Christophe Alquier. « Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses, je n’ai pas d’autres choses à ajouter, a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque. » Cette dernière, contactée par Le Monde, n’a « pas pu répondre », le quotidien précisant qu’elle semblait « découvrir le nom de la société offshore ».

Des informations que Platini a réitérées quelques minutes plus tard dans un communiqué. « Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en chage de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007. »

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