Pays-Bas-France: Bon, il y a quand même deux-trois choses à revoir

FOOTBALL Le MARQUAGE, les gars...

Nicolas Camus
Affelay marque lors de Pays-Bas-France, Mandanda en veut à sa défense.
Affelay marque lors de Pays-Bas-France, Mandanda en veut à sa défense. — Peter Dejong/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Amsterdam (Pays-Bas),

Heureusement que Matuidi s’est arraché à la 88e pour glisser le ballon entre les jambes de Cillessen, parce que franchement, faire 2-2 contre cette équipe des Pays-Bas, ça n’aurait pas été du meilleur effet. Vendredi, à Amsterdam, les Bleus ont fini par l’emporter (2-3), mais cette victoire aurait pu être plus large. Aurait dû, être plus large.

Mais pourquoi s’arrêter de jouer à 2-0 ?

En prenant le large avant même le premier quart d’heure, grâce à Griezmann (hmmm ce coup franc dans la lulu) et Giroud, les Bleus se sont rendus la tâche facile. un peu trop, même. « On a géré le match au lieu d’appuyer, alors qu’il y avait la place », reconnaît Jallet. Le reste de la première période a tout de même été solide, et Griezmann, par deux fois, est passé tout près du 3-0.

En revanche, les Bleus ont oublié de rallumer la lumière en sortant des vestiaires. « On a arrêté de jouer, souffle Matuidi, sans avoir d’explication à fournir. Il faut qu’on continue à jouer notre jeu, c’est important. » Oui, on confirme. Parce que comme le dit Jallet, « sur certains matchs, ça ne passera pas ». Souvent ceux qui comptent, en général.

Mais c’est quoi ce marquage ?

Ah, les fameux coups de pied arrêtés. On ne sait pas où étaient les Français sur leurs phases défensives. Enfin si, à la rue. D’abord Laurent Koscielny, sur la réduction du score de De Jong.



Alors oui, l’attaquant néerlandais a davantage rendu hommage à Maradona qu’à Cruyff avec ce but du bras, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’interroger sur la liberté qui lui a été laissée. Quant au but de l’égalisation d’Affelay, là les Bleus se sont fait prendre comme des minimes.



« Sur le corner, c’est une faute de concentration. On doit gommer ça, analyse Deschamps. C’est rageant de devoir s’incliner sur des situations où ce n’est pas le mérite de l’adversaire mais sur des fautes d’inattention de notre part. »

Même sentiment chez Jallet : « On n’aime jamais prendre des buts sur phases arrêtées alors qu’on n’a pas trop été mis en difficulté. On aurait pu se rendre le match plus simple. Il y a des phases de jeu où on se doit d’être concentré ». Ça, les joueurs risquent de l’entendre assez souvent avant le match face à la Russie, mardi.

Promis, vous le referez plus ?

Au moins, ces buts auront eu le mérite de rappeler les bases. « On a eu un petit avertissement. Sans frais, parce qu’on a eu la bonne réaction à la fin, mais il ne faudra pas l’oublier. C’est à éviter », récite le latéral droit de l’OL. Il a raison. Une toute petite erreur de marquage, ça peut vous coûter une défaite en quart de finale de Coupe du monde contre l’Allemagne. Par exemple.