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Patience à deux doigts de l'exploit

Patience à deux doigts de l'exploit

ROLAND-GARROS – Olivier Patience, 129e mondial, a malmené le Serbe Novak Djokovic, tête de série N.6, pendant cinq sets acharnés samedi...

Olivier Patience, 129e mondial, est passé à deux doigts de signer l'exploit de la quinzaine à Roland-Garros face au Serbe Novak Djokovic, tête de série N.6 et grand espoir du tennis mondial, qu'il a malmené pendant cinq sets acharnés samedi au troisième tour.


Le Français n'avait plus que deux points à marquer à 5 jeux à 4 et 30-30 sur le service de la future terreur du circuit pour s'imposer en quatre sets. Rejoint à deux manches partout, il a encore eu trois balles de break (0-40) à 3-3, avant de craquer in extremis 7-6 (7/2), 2-6, 3-6, 7-6 (7/4), 6-3.


«Il a mieux joué que moi, c'est lui qui méritait de gagner», a reconnu Djokovic. En effet, Patience a pratiqué un tennis éblouissant, sans rapport avec ses modestes références. A 27 ans, il n'a jamais dépassé la 87e place mondiale et n'avait, avant Roland-Garros, gagné que 19 matches sur le grand circuit. C'est peu pour une carrière commencée il y a neuf ans et passée en grande partie dans les tournois Challengers (deuxième division de l'ATP).


Les pieds sur terre


«Ca fait quelque temps que je joue mieux, deux ou trois mois. J'ai pris conscience qu'avec du travail on pouvait y arriver. Je pense que je peux aller plus haut, mais je veux rester les pieds sur terre. Il fait faire des résultats», a-t-il dit.


Les pieds sur terre, le natif d'Evreux les garde le plus longtemps possible chaque année. Bon spécialiste de l'ocre, il est un des rares Français à traquer les tournois au calendrier sur cette surface, y compris ceux de la tournée sud-américaine d'hiver, époque où la quasi-totalité des Tricolores jouent en salle en Europe sur synthétique.


Ce dévouement a bien failli payer. En tout cas Patience a été, et de loin, le plus vaillant Tricolore engagé au troisième tour, alors qu'il n'est que le 14e Français à l'ATP. «Je savais que j'étais le dernier Français. Je l'avais un peu en tête», a avoué Patience, dont le match s'est terminé tard sur le court Suzanne-Lenglen, dans une superbe ambiance, longtemps après la défaite de Paul-Henri Mathieu.


«J'ai passé un moment inoubliable sur le terrain, mais il y a la déception de ces trois balles de break au cinquième», a reconnu le Français. «Maintenant, j'espère que l'année prochaine je ferai tous les tournois du Grand chelem en entrant directement dans le tableau», a dit Patience, qui avait bénéficié cette année d'une wild card.

Tous les matchs, toutes les interviews et les coulisses du tournoi, c'est dans l'édition spéciale Roland-Garros.