VIDEO. Ligue 1: Paris, des blessures et un scénario qui font très mal contre Caen

FOOTBALL Rejoint sur le fil par Caen (2-2), Paris a fini à neuf après avoir perdu quatre joueurs sur blessure à trois jours du match contre Chelsea...

Julien Laloye, au Parc des Princes

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Laurent Blanc n'avait pas prévu le bon scénario, le 14 février 2014 au Parc des Princes.
Laurent Blanc n'avait pas prévu le bon scénario, le 14 février 2014 au Parc des Princes. — Christophe Ena/AP/SIPA

Le fait à retenir : l’incroyable série de blessures parisiennes

Une poisse absolument invraisemblable. Séduisant et dominateur (2-0 à la mi-temps), le PSG a dû terminer à neuf et concéder une égalisation tardive au Parc (Sala, 88e, Bazile 91e). Cabaye a quitté ses partenaires le premier. Le milieu de terrain international avait pourtant bien commencé, profitant des déboulés d’Aurier pour inquiéter sérieusement Vercoutre à deux reprises dès l’entame. C’était avant de s’écrouler sans raison lors d’un pressing anodin. Visiblement victime d’une blessure musculaire à la cuisse, Cabaye, sorti en larmes, manquera très certainement le match aller face aux Blues. Pour Marquinhos, cela semble moins préoccupant. Lui aussi enquiquiné par une cuisse douloureuse, le défenseur brésilien est sorti à la mi-temps, remplacé par David Luiz. Davantage par précaution qu’autre chose. L’incroyable série s’est prolongée  après le repos avec Serge Aurier, qui s’est blessé tout seul (les adducteurs?) après une passe ratée dans sa surface, puis Lucas, pour finir, a demandé à sortir après une accélération. Sans oublier Matuidi, sorti lui aussi pour ne pas aggraver une douleur au genou. Forcément inquiétant, au-delà du match du jour, avant la Ligue des champions.

La bonne nouvelle quand même: Paris a retrouvé de l'allant dans son jeu

Un PSG emballant –et consistant- au Parc, cela faisait longtemps. C'est paradoxal vu le résultat, mais les hommes de Laurent Blanc n’ont pas seulement géré une ouverture du score précoce, comme trop souvent depuis janvier. Avant de finir à neuf sur les rotules, Ils ont sans doute joué leur meilleur premier quart d’heure de la saison, et leur temps fort aux alentours de la 40e minute, qui a abouti au but de Lavezzi, a rappelé fugacement le  meilleur PSG de la saison passée.Une fois en infériorité numérique Paris a tenu bon, avec un courage remarquable, malheureusement pas assez longtemps, même si le talent de Bazile sur le dernier coup-franc y est pour quelque chose. Entrevue à Lyon, la montée en puissance parisienne se poursuit malgré tout, sous réserve que les blessés ne soient pas absents trop longtemps.

Le joueur: Ibra est de nouveau Ibra

Sa semelle Pascal Gentilesque de la première minute a donné le ton. Longtemps handicapé par sa blessure au talon, Zlatan Ibrahimovic est revenu à son meilleur niveau physiquement, et cela, c’est vu face à Caen. Toujours dans le bon timing de la tête, comme sur cette déviation parfaite pour Lavezzi (44e), inspiré dans le jeu en déviation, de nouveau capable de faire des différences balle au pied, et même intéressé par le repli défensif, le Suédois qui a une revanche à prendre contre Chelsea (il s’était blessé à l’aller) est redevenu effrayant. C’est sans doute ce qu’il a voulu montrer aux Parc des Princes en retirant son maillot pour faire admirer ses tatouages de guerre au public parisien. Pas indispensable, puisque ça lui fera rater le match contre Monaco décisif en Ligue 1 début mars, alors que l'OL peut reprendre quatre points d'avance dimanche à Lorient.