Mondiaux de ski: «Je vais prendre des risques à chaque course», assure Alexis Pinturault avant son entrée en lice sur le super-G

PREMIER CHANCE Le Français Alexis Pinturault dispute sa première course des Mondiaux de Beaver Creek, ce mardi, avec le super-G...

N.C. avec AFP

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Alexis Pinturault, vainqueur du super-G de Lenzerheide le 13 mars 2014.
Alexis Pinturault, vainqueur du super-G de Lenzerheide le 13 mars 2014. — FABRICE COFFRINI / AFP

Alexis Pinturault dispose d'une première chance de médaille lors des Championnats du monde 2015 avec le super-G mercredi (19h00), sur une piste où il a terminé 3e il y a moins de trois mois. A 23 ans, le Français a déjà l'expérience et la sagesse d'un vétéran du circuit. Même si la piste «Birds of Prey» de Beaver Creek lui a très bien réussi en décembre dernier avec une 3e place dans le super-G comptant pour la Coupe du monde, il refuse de s'emballer.

«En super-G, je suis loin d'être le favori. C'est un super-G technique qui peut me convenir, mais même sur ce genre de super-G, je peux passer à côté», a insisté le numéro 4 mondial, vainqueur du prestigieux super-combiné de Kitzbühel, juste avant les Mondiaux. «Mon problème, c'est que je ne dois pas essayer de reproduire ce que j'ai fait (en décembre): tout est différent, le contexte, la neige et le tracé», a prévenu le prodige de Courchevel, médaillé de bronze du géant des JO 2014.

«Je suis attendu, j'ai des ambitions»

Mais Pinturault ne part pas battu d'avance. «Je suis attendu, j'ai des ambitions, je ne vais pas me poser de questions, je vais prendre des risques à chaque course pour essayer de jouer le plus possible aux avant-postes», a-t-il assuré. Deux ans après les Mondiaux 2013 de Schladming où il avait flirté avec le podium dans chacune de ses courses (5e en géant, 6e en super-G, super-combiné et slalom), un an après l'énorme pression ressentie à Sotchi, «Pintu» s'est promis de garder la tête haute, quel que soit le résultat de cette première course.

«Si je ne fais pas de médaille au début (des Championnats), il faudra se dire qu'il y a encore des possibilités et continuer à skier libéré», a-t-il insisté. C'est à peu près le même discours que tient Kjetil Jansrud. Le Norvégien est la nouvelle terreur des épreuves de vitesse avec ses cinq victoires pour un total de sept podiums cet hiver. Jansrud, 29 ans, range parmi ses adversaires l'Italien Dominik Paris, son dauphin aux classements des Coupes du monde de descente et de super-G, les Autrichiens Heines Reichelt et Matthias Mayer ou encore le tenant du titre, l'Américain Ted Ligety.