Nenê, pendant PSG-Rennes, au Parc des Princes, le 13 mai 2012. 
Nenê, pendant PSG-Rennes, au Parc des Princes, le 13 mai 2012.  — MYSTY/SIPA

FOOTBALL

PSG: «Quand tu vis à Paris, tes amis brésiliens veulent tout le temps venir te voir», raconte Nenê

Le milieu offensif raconte son passage dans la capitale…

On l’aperçoit encore parfois dans les travées du Parc des Princes, en spectateur attentif de son ancienne équipe. Encore proche de plusieurs joueurs du PSG, Nenê a vécu la vie d’un Brésilien à Paris pendant près de trois ans (2010-2013). Désormais à Al-Gharafa au Qatar, le milieu offensif (33 ans) raconte l’adaptation des joueurs auriverde dans la capitale.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour un Brésilien qui arrive en France?

Je pense que c'est la maîtrise de la langue, très différente de la nôtre. Si tu dois apprendre la langue, on te propose des cours. Tu arrives une heure avant l’entraînement et tu essaies de progresser pour communiquer avec les gens du club et les journalistes. Moi, je venais de Monaco et je parlais déjà le français donc ça a été facile pour moi. Paris n’est pas un endroit où il est très compliqué de s’adapter. C'est une ville magnifique et les gens sont très aimables. Ça a été plus simple que je le pensais.

A Paris, le rôle de Maxwell dans l’intégration des joueurs est souvent évoqué…

C'est une personne incroyable. Ça fait longtemps qu'il est là (2012), il explique aux nouveaux comment fonctionne la ville et conseille les joueurs sur l'endroit où ils doivent habiter. Tout le monde peut lui demander conseil. Il se comporte en guide, comme Ceara l’a fait avec moi à mon arrivée.

Comment définiriez-vous les rapports entre Brésiliens dans un club?

Même quand on n'est pas proches, il y a une connexion entre nous. On est loin de notre pays et on veut s'aider. Quand on est nombreux, on fait beaucoup de choses ensemble, c'est notre particularité.

Ça se traduit comment?

On se fait des repas ensemble et dès qu’on déniche un bon restaurant, on le fait découvrir aux autres pour qu'ils en profitent aussi. Par exemple, j’avais emmené l’équipe manger au Cesar (restaurant italien du 8e arrondissement) et je sais que Lucas, Thiago Silva ou Maxwell y retournent de temps en temps.

Pour lutter contre le mal du pays, on se cherche un restaurant brésilien?

Je ne cherchais pas à y aller absolument, j'essayais de profiter au maximum de la gastronomie française. A la maison, on se fait plus souvent des plats typiques. Le midi après l'entraînement, on s'invitait les uns chez les autres, on s'organisait des barbecues avec des viandes brésiliennes de temps en temps...

Receviez-vous souvent de la visite à Paris?

La famille et les amis ont tout le temps envie de venir. Quand ils sont là, ils veulent voir la Tour Eiffel, aller à Disneyland et faire des photos sur les Champs-Elysées. On te demande souvent "on peut venir quand?" et il faut gérer ça avec les matchs à côté. A Doha, moins de gens demandent à me rendre visite (rires).

Quel est le rôle des anciens joueurs brésiliens au PSG?

A mon arrivée, Raï m’avait aidé à m’habituer à la ville. Les anciens sont là au maximum, comme je l’ai fait avec Lucas. Même aujourd'hui, je reste en contact avec lui. C'est quelque chose d’important pour nous.