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Masters 1000 de Bercy: «Les gens attendent d'entendre mon djembé pour se mettre à encourager»

Masters 1000 de Bercy: «Les gens attendent d'entendre mon djembé pour se mettre à encourager»

TENNISRencontre avec «Coyote», l’ambianceur des soirées de tennis parisiennes depuis huit ans…
Julien Laloye

J.L.

Le djembé de Bercy. Son roulement caractéristique, comme un tambour en cadence, une paire de sons bien claqués juste avant le service adverse pour entraîner le public et aider le Français du jour à enfin aller chercher ce maudit break. Mardi, le central a attendu, attendu, mais le fameux djembé n’est jamais venu. La faute au service de sécurité du tournoi parisien, un peu tatillon au moment d’examiner le sac de «Coyote», son propriétaire, qui avait pour une fois réussi à se faire inviter en loges.

«Je ne peux pas faire grand-chose si le match n’est pas captivant»

«Coyote», de son vrai prénom, Jacques, est donc le compagnon de soirée le plus important des joueurs français au BNPPM. Un rôle qu’il tente d’exporter un peu partout -l’US Open, Wimbledon, l’Open d’Australie- mais qui ne lui sied jamais mieux que sur le central de Bercy, «une salle avec une super résonance. Au début j’ai commencé à jouer avec d’autres membres de l’association des supporters français de Coupe Davis, puis comme ça répond très bien, j’ai fini par me lancer en solo». Car en novembre à Paris, le popopopopopo…olé ne fait guère recette. Tout le monde attend le signal de «Coyote» et son djembé pour se lâcher. «Les gens commencent à être habitués, c’est vrai. Je pense qu’ils attendent que je démarre pour encourager. Parfois il y en a qui me demandent "Ben alors, le tambour il fait quoi?" C’est plutôt marrant».



Un peu grisant, aussi, même si notre supporter acharné des Bleus se défend d’avoir un jour réussi à lui tout seul à faire gagner ou perdre un match sur le central. «J’ai une influence plus limitée que ce que vous pensez. A Bercy, tout se passe au niveau du terrain. Je me suis déjà pris des énormes râteaux en essayant de démarrer quand un joueur français était au fond du trou. Si ce qui se passe sur le terrain n’est pas captivant, je ne peux pas faire grand-chose pour l’ambiance.» Moins en tout cas qu’en Coupe Davis, ou «Coyote» recevra un renfort bienvenu.

«Le public était plus indiscipliné au début»

«J’ai toujours l’angoisse de savoir si je vais être suivi. A Bercy, le public était vraiment plus indiscipliné au début. Aujourd’hui, c’est presque moi qui canalise tout le monde en faisant bien attention de ne pas perturber le match. Il faut que ce soit dans l’intérêt du tennis et des joueurs.» Mardi, cela aurait en tout cas été dans celui de Gilles Simon, à qui il a certainement manqué un petit coup de pouce pour emporter le morceau face à Verdasco. Promis, mercredi «Coyote» revient avec son djembé magique.