Equipe de France: Des victoires, du potentiel, de la passion... Les Bleus face à un avenir radieux

FOOTBALL Les résultats et l'attitude des joueurs des Bleus incitent à l'optimisme pour l'avenir de l'équipe de France...

Nicolas Camus

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La joie des joueurs de l'équipe de France lors de la victoire contre le Portugal (2-1), le 11 octobre 2014, au Stade de France.
La joie des joueurs de l'équipe de France lors de la victoire contre le Portugal (2-1), le 11 octobre 2014, au Stade de France. — FRANCK FIFE / AFP

Horizon bleu sur tapis rouge. La voie défrichée lors du barrage retour contre l’Ukraine et poursuivie au Brésil se dégage chaque jour davantage pour l’équipe de France. Par leur résultat autant que leur contenu, les victoires de prestige contre l’Espagne (1-0) et le Portugal (2-1) - et même le match nul en Serbie (1-1) - participent à maintenir les Bleus dans une spirale positive. Avant la rencontre face à l'Arménie, mardi (18h), les joueurs semblent heureux de jouer et, chose loin d’être anodine, les observateurs heureux d’observer.

«Moi je suis très enthousiaste. Quand les Bleus jouent, j’ai très envie de les regarder, confie d’emblée l’ancien international Reynald Pedros (25 sélections, 4 buts), aujourd’hui consultant pour Canal+. C’est plaisant de voir une équipe qui gagne, déjà, et qui essaye toujours d’aller de l’avant, de jouer, avec ses qualités.» Karim Benzema marque, Paul Pogba brille, Blaise Matuidi court, Raphaël Varane assure… Si les satisfactions individuelles ne manquent pas, c’est surtout par sa force collective que la France se démarque. «Le danger peut venir de partout, alors qu’avant on était plus dépendants d’individualités, comme Ribéry. On sent aujourd'hui un gros potentiel collectif. C’est ça qui permet de dire que ça peut durer», juge l’ex-Bleu Steve Marlet (32 sélections, 6 buts).

«Tout est réuni pour qu’on aime cette équipe de France»

«Ce n’est pas plus mal car ça évite que si tel ou tel joueur n’est pas là, l’équipe soit orpheline, abonde Pedros. Il y a une évolution depuis la Coupe du monde. On s’identifie plus à l’équipe qu’à deux ou trois joueurs.» Les résultats aidants, les Bleus dégagent un souffle qui semble assez puissant pour les porter jusqu’à l’Euro 2016, disputé à domicile. Avec un groupe qui affiche 26,5 ans de moyenne d’âge, dont deux tauliers d’à peine 21 printemps (Varane et Pogba), cette équipe peut regarder l’avenir sereinement. Les années à venir ne seront pas traînées comme des boulets par des cadres sur le déclin mais au contraire fertiles en expérience pour des joueurs qui s'approchent de plus en plus du très haut niveau international. Un engrais indispensable pour, un jour, remporter des titres.

L’optimisme ambiant autour de cette équipe est partagé. Si ceux qui ont connu le très haut niveau rappellent qu’un tel équilibre reste fragile, difficile pour le moment de distinguer un nuage dans le ciel Bleu. «Les bases sont bonnes. Aujourd’hui, tout est réuni pour qu’on aime cette équipe de France», considère Reynald Pedros. «Je les suivais même quand ils ne gagnaient pas, mais c’est quand même beaucoup plus agréable quand on s’apprête à regarder un match de se dire qu’on a une grande chance de gagner, apprécie Steve Marlet. Là on se sent capable de battre n’importe qui. La passion est revenue!» Cultiver cet amour et continuer à grandir, voilà bien de quoi occuper les 600 jours qui séparent les Bleus de leur Euro.