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Accident de Jules Bianchi: La F1 remet le contact à Sotchi dans une ambiance alourdie
FORMULE 1•Alors que le pilote français est toujours soigné au Japon, les pilotes préparent le Grand Prix de Russie…Antoine Maes
#ForzaJules. Le mot d’ordre est sur toutes les bouches à Sotchi, où les pilotes de Formule 1 s’apprêtent à s’attaquer au Grand Prix de Russie. Moins d’une semaine après le terrible accident de Jules Bianchi au Grand Prix du Japon, et alors que le pilote français est toujours dans un état «critique mais stationnaire», la F1 remet donc les gaz. Dans une ambiance forcément alourdie.
Tête de pont de l’élan de solidarité, un autre Français, Jean-Eric Vergne, qui a pris l’initiative de faire fabriquer des stickers de soutien à son pote. Collés sur les châssis des bolides et sur les casques des pilotes, ils seront partout ce week-end. A l’image de Lewis Hamilton, leader actuel du classement des pilotes: «Tu es avec nous par l’esprit et dans nos cœurs mon frère. Nos prières t’accompagnent partout dans le monde», écrit le Britannique sur son compte Twitter.
«Tous les plus gros accidents en sport mécanique ces deux dernières années ont conduit à des blessures à la tête»
Quant à l’écurie Marussia, obligée d’inscrire deux voitures pour le Grand Prix, elle pourrait annoncer vendredi matin qu’elle n’en fait partir qu’une seule, celle de Max Chilton, laissant au garage celle de Bianchi. Mais au-delà de la meilleure manière de soutenir la famille Bianchi, le monde de la Formule 1 commence aussi à ouvrir pour la énième fois le débat sur la sécurité des courses. Même si aucun pilote n’est mort en course depuis Ayrton Senna en 1994, le débat sur le recours à des cockpits fermés s’est rouvert jeudi.
Pourquoi? Parce que «Tous les plus gros accidents en sport mécanique ces deux dernières années ont conduit à des blessures à la tête, c'est donc probablement un des domaines où nous ne sommes pas au top de la sécurité», remarque Fernando Alonso (Ferrari). Pour le double-champion du monde, «les cockpits fermés sont techniquement très difficiles à réaliser» mais «j'ai tendance à penser que nous devons au moins essayer cette idée». Si c'est trop tard pour Jules Bianchi, ça ne l'est pas pour ses collègues.


















