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Equipe de France: Ian Mahinmi, une sélection simple comme un coup de fil

Equipe de France: Ian Mahinmi, une sélection simple comme un coup de fil

BASKETAprès quatre ans d'absence en sélection, Ian Mahinmi a renoué avec les Bleus grâce à un coup de téléphone. Un appel qui lui vaut de disputer la Coupe du monde en Espagne...
Floréal Hernandez

Floréal Hernandez

«Allô, c’est Ian Mahinmi…» Le pivot des Indiana Pacers n’a pas pastiché la vulgaire réplique de Nabila, cet été, auprès du staff de l’équipe de France. Mais en un coup de fil, il a forcé son destin et les portes de l’équipe de France. Non retenu pour faire la préparation des Bleus, l’intérieur de 2,11m a pris son téléphone fin juillet pour proposer ses services au sélectionneur Vincent Collet. «J’ai vu le désistement d’Alexis Ajinça [paternité], la blessure de Kevin Séraphin [au genou]. J’ai dit que je me tenais à la disposition de l’équipe de France. J’ai précisé que je n’avais pas trop bougé physiquement sur les deux derniers mois, sourit Ian Mahinmi. Mais j’étais prêt à aider par n’importe quel moyen.»

Pas un inconnu en sélection

L’appel du pivot n’est pas resté lettre morte. «J’ai apprécié sa démarche dans un contexte compliqué pour l’équipe de France», avoue Vincent Collet dans un communiqué de la Fédération française de basket. Et voilà donc Ian Mahinmi en route pour l’Espagne où se disputent la Coupe du monde. Le joueur formé au Havre n’est pas un inconnu de la sélection, il a déjà participé à l’Euro 2009 et au mondial 2010.

Quatre ans après sa dernière cap, Ian Mahinmi n’a pas trouvé grand-chose de changer en équipe de France. Il a retrouvé six joueurs avec qui il avait fait équipe au mondial en Turquie (Batum, Jackson, Pietrus, Diaw, Gelabale et De Colo avant sa blessure au poignet). «Le staff est le même, les kinés aussi, poursuit-il, mais il y a aussi quelques nouvelles têtes comme Joffrey Lauvergne ou Rudy Gobert que je côtoie en NBA. Ce qui fait que mon intégration a été plutôt rapide.»

Il forme une nouvelle paire de pivots avec Rudy Gobert

Ian Mahinmi a toutefois dû trouver ses marques avec ses partenaires. Ceux-ci sont habitués à voir de nouveaux joueurs au poste 5. «L’an dernier, on avait Ajinça et Petro en paire de pivots. En 2012, c’était Turiaf et Traoré. En 2011, Noah et Sérafin, énumère Nicolas Batum qui a hésité à délaisser la sélection cet été. Ce n’est jamais les mêmes. Ce n’est pas évident d’en changer chaque saison. Mais ça montre que nous avons de bons pivots en France.» Ian Mahinmi est là pour apporter «sa défense et être opportuniste en attaque», détaille-t-il.

Lors des campagnes où les Bleus glanent une médaille [argent à l’Euro 2011, or à l’Euro 2013], un pivot est la révélation tricolore. Joakim Noah l’a été en 2011, Alexis Ajinça en 2013. «Pourquoi pas moi», sourit Ian Mahinmi.